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Moussa Chebbine représentant du collectif d’appui à la micro-entreprise (CAME) de Bejaïa : « Nous réclamons une amnistie générale »

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Des promoteurs de micro-entreprises ont organisé le 6 du mois courant deux actions escargot synchronisées aux deux entrées de la ville de Bejaïa : la première sur la RN12 à Bir-Slam, la seconde sur la RN 75 à Scala. Par leur action qui a isolé le temps d’une journée le chef-lieu de wilaya, les protestataires revendiquent l’effacement de leurs dettes, la cessation des poursuites judiciaires à leur encontre, l’amnistie fiscale et parafiscale et l’application de l’article 55 du code des marchés publics. A l’issue de leur protestation, une délégation des promoteurs a été reçue par le wali et le P/APW.

Pour en savoir plus sur les résultats de la réunion et les suites à donner à leur mouvement, nous avons interrogé, Chebbine Moussa, responsable du collectif d’appui à la microentreprise de Bejaïa, organisateur de la protestation

Vous avez organisé deux actions escargot synchronisées, combien de ilaya ont pris part à cette protestation ?

En plus des représentants des cinq collectifs d’appui à la microentreprise activant au niveau national relevant des wilayas de Bejaïa, Ain Defla, Batna, Bouira et Tizi-ouzou, nous avons enregistré en tout, la présence de promoteurs venus de plus de 34 wilayas.

Avec quelles conclusions êtes-vous sortis de la rencontre que vous avez eue avec le wali  et le P/APW ?

Cette réunion a été satisfaisante. Le wali s’est engagé à œuvrer dans le sens de mettre fin aux harcèlements et aux saisies de matériel dont sont victimes de nombreux promoteurs. Il a d’ailleurs intervenu sur place pour deux cas urgents que nous lui avons soumis : une promotrice dont le fourgon restaurant mobile a été saisi et un promoteur auquel on a retiré ses deux cartes grises. Le problème de ses deux promoteurs est en voie de règlement. Concernant l’attribution des marchés publics aux promoteurs des dispositifs Ansej, Cnac et Angem, nous avons demandé une enquête pour savoir les raisons de notre exclusion de ses marchés alors que la loi est claire à ce sujet. S’agissant de la question de l’amnistie générale concernant les crédits dont ont bénéficié les promoteurs, le wali nous a précisé qu’elle ne relève pas de ses prérogatives.

Quelle démarche prévoyez-vous pour les jours à venir dans le cas ou vos revendications seraient ignorées ?

Nous allons d’abord tenir, cette semaine, une réunion d’évaluation. Nous discuterons lors de cette réunion des suites à donner à notre mouvement. Si nous constatons qu’il n y a aucune évolution dans notre dossier nous serons contraints de recourir à des actions de rue. Une autre action escargot, une action devant la direction du CPA de Bejaïa… plusieurs actions de rue sont d’ores et déjà envisagées en cas de sourde oreille. On était de simples chômeurs, mais à cause de cette politique d’emploi menée tambours battant sans études ni précautions, nous sommes devenus des chômeurs endettés. C’est intolérable ! Nous exigeons une amnistie générale et l’accès aux marchés publics pour qu’on puisse redémarrer et sauver nos microentreprises.