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Le projet ferroviaire qui fait jaser le wali de Bouira

Le projet de réalisation de lignes ferroviaires comporte des lignes qui relieront Bouira à Sour El Ghozlane, Berrouaghia dans la wilaya de Médéa à Sour El Ghozlane, et Ain EL Hadjel dans la wilaya de M’sila à Sour El Ghozlane.

Ce sont les techniciens du bureau d’étude de transports urbains (BETUR) et ceux de l’agence national d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF) qui sont venus présenter lors du tout dernier conseil de wilaya, l’étude dudit projet de réalisation de lignes ferroviaires dans la wilaya de Bouira.

Mais, à ce propos, la manière dont l’étude a été présentée n’a pas plu aux responsables de la wilaya, en premier lieu le wali M Limani Mustapha qui a tenu à exprimer sa désapprobation : « Moi je ne veux pas me perdre dans les détails techniques, ce qui m’intéresse c’est l’impact économique, la valeur ajoutée, l’impact social et environnemental, et surtout la préservation des terres agricoles », a-t-il déclaré en ajoutant  à l’adresse des cadres du bureau d’étude Betur et Ansiref : « Vu l’ampleur du projet qui a un caractère régional, parce qu’il concerne les 3 wilayas, Bouira, Médéa et M’sila, je me dois de me concentrer sur l’impact du développement local et régional, et vous vous me parlez de variantes et de je ne sais quoi.  Votre présentation manque de visibilité ».

Il faut savoir, de l’avis des présents au conseil de wilaya,  personne n’était contre l’arrivée d’un train dans sa localité, mais la façon dont a été présentée l’étude du projet, n’a pas suscité l’ engouement, parce que les présentateurs ont avancés des termes trop techniques, et vagues.

L’express DZ Mag

D’autres responsables des secteurs ont  également émis des réserves, comme celui de l’énergie (DE), de la directrice de l’urbanisme et de la construction (DUC) et des chefs de Daïras, qui n’ont certes pas renié l’impact économique dans la création des postes d’emploi, l’amélioration du flux du trafic, le gain du temps, et l’attractivité que provoquera le projet dans la région, mais en contrepartie, ont fait montre de pas mal d’incompréhensions.

Même les techniciens du bureau d’études Betur n’ont pas omis de présenter les impacts négatifs tels que les expropriations des propriétés, les risques de pollution des points d’eau situés à proximité du projet, et les habitants riverains qui auront à endurer les nuisances sonores, quand ils ont évoqué en même temps les impacts positifs.

Par ailleurs, d’autres intervenants ont déploré le fait  que les zones industrielles, en dépit de leur importance, n’ont pas été mises en exergue dans l’étude présentée, bien que celles-ci vont constituer un tissu industriel des plus attractifs, car il s’agit de la liaison du réseau du transport ferroviaire pour affréter les marchandises et autres cargaisons.

D’autant plus que l’exemple de la zone industrielle de Lachouaf dans la commune de Dirah, daïra de Sour El Ghozlane, et par laquelle doit passer la ligne ferroviaire, a été citée comme futur pôle industriel, étant donné que sa plate-forme repose sur une superficie de 800 hectares extensibles à 2000 hectares.

Cette bande industrielle communique avec les wilayas limitrophes, M’sila, Médéa et Bordj-Bou-Arreridj. Vu l’ampleur de l’importance du projet de réalisation des lignes ferroviaires dans le développement de la région, il a été convenu de revoir les contours de cette étude, parce que telle qu’elle a été présentée elle n’a pas suscité l’intérêt des autorités. D’autant plus qu’il s’agit d’un projet qui nécessitera un investissement colossale, dont il sera certainement attendu de donner des garanties sur sa faisabilité et le rendement