FLORAYA

L’entreprise FLORAYA sise à Chemini (Bejaïa) est créée septembre 2017. Elle est spécialisée dans la fabrication et la  transformation des  huiles végétales et dans la fabrication de produits de beauté naturels. Sa gérante Soraya Ichallal, qui nous dit s’inscrire, par son travail, dans la mouvance du développement durable, a bien voulu répondre à nos questions.

L’express dz : Votre établissement est  spécialisé dans la production des produits de beauté et de bien-être,   actuellement quels sont les différents produits que vous mettez sur le marché ?

Pour le moment nous produisons  des  huiles végétales (huile de figue de barbarie, huile de pépins de raisin, huile de lin, huile de noyau d’abricot, huile d’amende douce, huile de coco, huile de sésame….),  et nous  fabriquons aussi des gommages à base d’huile de figue de barbarie et divers baumes pour les soins du visage et du corps. Nous avons pour le moment  une gamme de plus d’une dizaine d’articles.

Au vu de l’engouement  que commence à avoir tous ces poduits, allez-vous élargir votre gamme de produits à l’avenir ?

Tour à fait,  vous savez  le mode de consommation et les habitudes d’hygiène de l’Algérien ne cessent d’évoluer. Et c’est logique qu’il  recherche toujours des produits de qualité pour son bien-être.  En nous basant sur les attentes et les besoins exprimés par notre clientèle, nous nous apprêtons à mettre prochainement sur le marché des crèmes anti-rides, des crèmes adoucissantes et revitalisantes pour le corps, des shampoings, des gels douche, et d’autres produits cosmétiques à  base de produits naturels.

La matière première  utilisée dans la fabrication de vos produits  est-elle locale ?

Nous utilisons de la matière première locale et de la matière  première importée.  Nous privilégions dans notre production les produits naturels locaux, mais il se trouve qu’on ne trouve pas toujours disponible ce que nous cherchons. Ce qui nous contraint à faire usage de matière première importé. A titre d’exemple, l’huile de figue de barbarie, elle est à 100% locale, C’est les paysans de la Kabylie qui nous en approvisionnent. Par contre  l’huile de nigelle, la matière première n’est pas locale, c’est des grains importés qu’on utilise.

Coté qualité, vos produits répondent-ils aux normes exigées ? 

D’après nos analyses et les retours positifs de nos clients, nous pensons qu’ils répondent aux normes en la matière. Mais nous laissons l’appréciation  aux experts et à notre clientèle. A eux de juger de la qualité et de leur conformité aux normes requises.

Y a-t-il contrôle des autorités compétentes de toutes ces huiles et de tous ses compléments santé fabriqués chez nous et déclarés  100% naturel  et  qu’on retrouve sur nos marchés et même dans des pharmacies ?

Evidemment, sinon ils n’auraient pas l’autorisation de commercialisation. Et ces produits ne seraient proposés comme vous dites dans les pharmacies.

L’huile de figue de barbarie, malgré son prix inabordable, a de plus en plus de fervents utilisateurs, qu’est-ce qui explique cet engouement pour cette huile ?

Le prix de l’huile de figue de barbarie est abordable. Notre entreprise la cède à 180000 (cent quatre-vingt mille dinars) le litre. Ce prix, cher  par rapport aux autres huiles, est justifié au regard du prix de revient de son extraction et de ses multiples vertus.  Vous savez, grâce à son pouvoir antioxydant, cette huile attenue les effets de l’âge et fait office de barrage contre le vieillissement. C’est une huile connue pour sa rareté et ses propriétés uniques. Elle est très utilisée en cosmétique, sa composition est riche en actifs bénéfiques pour la peau. Ce n’est pas exagéré, si  l’on dit c’est une huile miraculeuse.

Vos produits s’écoulent-ils facilement sur le marché national ?

Nous sommes une entreprise nouvellement créée. Nos produits pour l’instant ne sont disponibles que dans quatre à cinq wilayas.  Mais, c’est connu les produits de qualité finissent toujours  par s’imposer. Nous avons commencé petit et nous avons adopté dès le début  un principe cardinal, celui de  la qualité au détriment de la quantité.

Qu’en est-il de l’exportation ? Avez-vous envisagé de vous y lancer ?

Nous y avons pensé, mais pour l’instant, nous travaillons à diversifier notre production, à être présent sur tout le territoire national. Notre priorité actuellement est de consolider notre expérience et notre professionnalisme dans ce domaine. L’exportation de nos produits viendra évidemment par la suite, ce n’est qu’une question de temps.

Des problèmes et des obstacles, vous en rencontrez certainement… pouvez-vous nous en parler ?

Au-delà  d’absence d’une économie intégrée chez nous, qui fait que chacun se débrouille comme il peut dans son domaine que ce soit au niveau de la fabrication, du stockage, de la distribution ou de la vente, la matière première n’est pas tout le temps disponible et c’est la même chose pour l’emballage. On a du mal par exemple, à avoir des quantités nécessaires de figues de barbarie pour satisfaire nos besoins.  Ce qui fait que nous encourageons la réhabilitation de la culture du figuier de barbarie  qui peut être très profitable pour l’économie locale et nationale.

Quel avenir présager vous pour ce créneau  de compléments de santé et de produits de beauté en Algérie ?

 Tout d’abord, c’est un domaine nouveau chez nous. Pour beaucoup, ces produits sont considérés comme des produits de luxe, mais certains d’entre eux sont déjà estampillés produits grand public, à l’image de l’huile de nigelle qui fait partie actuellement de la pharmacopée des familles algériennes. Ce domaine, il faut le dire est très exigeant, mais il est  aussi très prometteur.