Villes et villages  paralysés. Tel est l’image qu’offre la wilaya de Bejaia, en ce premier jour  de la grève de quatre jours.  Hormis quelques officines pharmaceutiques  assurant le service minimum  tout est à  l’arrêt aujourd’hui au niveau de cette wilaya.

Ecoles, commerces, transports, pompes à essences, postes, banques, entreprises…tous les secteurs d’activités publics et privés ont répondu favorablement au mot d’ordre de grève. Le trafic routier, lui aussi, est limité à sa plus simple expression.

En ce début de matinée, seuls quelques véhicules sont visibles sur les routes. Dans les centres urbains aussi bien que dans les villages les plus isolés de la wilaya, le mot d’ordre de grève générale  a été  largement suivi.

Dans certaines villes, à l’exemple de Bejaïa ville, Seddouk,  des marches populaires ont été organisées pour accompagner et renforcer cette grève dont les principales revendications tournent autour du « rejet des élections », de « la libération des détenus d’opinion » et de la « mise en place d’un processus démocratique transitionnel ».

A noter que le PST-Bejaia, le  CNAPESTE-Bejaïa, l’union de wilaya de l’UGTA,  le SATEF et  le SNAPAP –Bejaia  ont joué un rôle prépondérant dans la réussite de cette action. Outre d’avoir appelé leurs adhérents, via des communiqués publics,  à s’engager résolument dans le mouvement et à rejoindre massivement cette grève, ils n’ont pas cessé  depuis  des semaines, surtout pour  le PST, à appeler à la construction d’une grève générale unitaire pour imposer une solution de sortie de crise dans le cadre de l’alternative démocratique.