Agitation pré-électorale

Boualem B Le


La crise qui secoue l’hémicycle Zighout Youcef depuis une quinzaine de jours, semble partie pour durer. Les deux pieds des hautes autorités du pays « le FLN et RND » qui ont décidé de destituer Saïd Bouhadja de la présidence de l’APN, ne s’attendaient surement pas à avoir sur les bras un être aussi coriace, plein de ressources qui retarde, contre toute attente, l’épisode final de ce feuilleton parlementaire.

Les rumeurs incessantes sur sa démission ou sur ses prétendues exigences pour quitter le perchoir de l’hémicycle ne font qu’opacifier davantage les contours de cette crise qui sort quelque peu des traditions politiques en usage depuis l’indépendance.

« Seul contre tous », Saïd Bouhadja va surement servir, à l’avenir, de cas d’école. Cette crise, en apparence, insignifiante, cache mal, les remous pré-électoraux qui secouent le landerneau politique.

La « harwala » de nombreux partis politiques et organisations syndicales et autres vers l’appel au cinquième mandat, n’a pas pour l’heure l’effet escompté. Le silence du président de la république qui n’a pas encore dit son mot sur la question a mis, pour le moment, un bémol à cette gesticulation effervescente.

Au-delà de servir de soutiens ou d’opposants pour un homme quelque soit son envergure, les partis politiques doivent savoir que leur rôle est surtout d’œuvrer au progrès de la démocratie, de promouvoir la citoyenneté, de faire face aux défis que posent le terrorisme, l’intolérance religieuse, le trafic des stupéfiants, le chômage, le changement climatique


Sur le Meme Thème

Scroll Up