croissance globale
Banque mondiale

Malgré la conjoncture économique défavorable en raison de la baisse des cours du pétrole et son impact sur la situation économie du pays, l’Algérie ne semble pas dans le besoin de recourir à un quelconque emprunt extérieur pour financer des projets d’investissement. Elle ne risque pas ainsi de tomber dans le piège de l’endettement, puisqu’elle a suffisamment d’argent. En effet, l’Algérie aurait « suffisamment de financements », selon la Banque Mondiale.
« Notre engagement en Algérie n’est pas basé sur le financement de projets. L’Algérie a suffisamment de financements et n’a besoin d’emprunter ni auprès de la Banque mondiale ni auprès de quelqu’un d’autre », c’est ce qu’a affirmé le vice-président de la Banque mondiale chargé de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), Ferid Belhadj, dans un entretien accordé à l’agence officielle APS.

« Notre engagement avec l’Algérie est un engagement que nous avons élevé au niveau d’un dialogue et d’un échange d’expériences », a-t-il ajouté « Nous prenons l’expérience algérienne et nous voyons dans quelle mesure elle est pertinente et dans quelle mesure elle peut être appliquée avec des adaptations dans d’autres pays. D’autre part, nous prenons les expériences de la Banque mondiale à travers ses recherches et son travail d’analyse que nous proposons à la partie algérienne.
C’est véritablement un échange de connaissances et aussi un travail dans lequel la coopération technique devient un axe fondamental dans la relation entre la Banque mondiale et l’Algérie », a-t-il précisé.

« L’Algérie est dans la bonne direction »

Toujours au volet économique, le représentant de la BM soutient qu’à travers ses rencontres avec les ministres de plusieurs secteurs ainsi qu’avec le gouverneur de la Banque d’Algérie, a indiqué « on est en présence d’une nouvelle Algérie », souligne-t-il.

« On est en train de voir des évolutions dans la manière d’appréhender la question économique, des évolutions dans la relation entre les secteurs public et privé et dans la place de plus en plus importante et pertinente accordée au secteur privé dans l’appréciation générale de l’économie algérienne », a t-il estimé.
« Nous pensons que l’Algérie est dans la bonne direction. Cependant, comme dans toute transition, il faut du temps, des mesures volontaristes et il faut qu’il y ait, peut-être, des accélérations de façon que la transition se fasse de la manière la plus efficace possible », poursuit-il.

« Il y a une conscience pour lever les contraintes sur le secteur privé »

Cependant pour le représentant de la BM, en visite en Algérie du 4 au 7 septembre, l’économie du pays est toujours rentière, « Aujourd’hui, l’Algérie est une économie qui est centrée sur les hydrocarbures, cette focalisation n’est pas porteuse. Il va falloir changer, diversifier et, en réalité, extraire dans ce pays, qui a des potentialités énormes, davantage d’innovation et de créativité. Cela ne se fera qu’a travers un secteur privé qui sera délesté de certaines
contraintes qui alourdissent toujours son développement ».

«Il y a cette conscience qu’il faut lever ces contraintes du secteur privé et donner plus de champ d’action aux entrepreneurs et à ceux qui ont la volonté de prendre des risques pour la promotion de l’entreprise et la croissance qui sera beaucoup plus pérenne », note ce haut responsable.

Adapter le système éducatif au marché du travail

Le porte-parole de la BM, plaide à mettre la jeunesse à « la contribution de la croissance et à trouver de nouvelles voies de développement économique ».
D’après lui tout le travail doit être axé sur le volet éducatif. « Nous pensons que cette jeunesse doit être servie par un effort sur les questions de l’éducation, un effort renouvelé et plus important » Il faut faire en sorte que « le système éducatif soit en adéquation avec les exigences du marché du travail », sachant que ce marché est en train d’évoluer et que, donc, « l’éducation ne doit pas être une éducation livresque mais une éducation qui permet une agilité et qui permet aux étudiants et élèves d’être formés pour la compréhension des choses plus qu’à la connaissance des choses », a-t-il recommandé.

Pour lui, il faut que la jeunesse, puisse « s’adapter aux différentes évolutions du marché du travail et aussi aux évolutions des nouvelles technologies qui sont un facteur fondamental dans l’économie mondiale ».