Généralisation des tablettes à l'école : « Madrassa Tech » de Condor, l'une des solutions prêtes mais ignoré par les autorités

On parle depuis quelques mois avec insistance de la généralisation graduelle de la tablette électronique au niveau de l’établissement scolaire, en vue d’alléger le poids du cartable en réduisant l’utilisation des manuels scolaires.

 Cette attention qu’on accorde maintenant au déploiement du numérique dans les écoles, nous amène à nous interroger sur l’ambitieux projet Madrassa Tech lancé en 2014 par l’entreprise Condor en collaboration avec le ministère de l’éducation.

Plate-forme d’applications qui comprend une multitude d’activités éducatives et ludiques,  Madrassa Tech est basée sur l’interactivité entre l’enseignant et l’élève par le biais de divers terminaux et médiums (tablettes, laptops, tableaux interactifs) et a, entre autres, pour but de vulgariser  l’outil informatique et  les nouvelles technologies et de réduire au maximum le poids du cartable de l’élève.

Présentée pour la première fois  en 2013 à l’occasion du premier salon « Terbiatech », cette solution éducative de Condor a attiré évidemment l’attention du ministère de l’éducation qui a décidé  de l’introduire dans les écoles.

  A titre d’expérimentation, 11 écoles pilotes ont été équipées gratuitement, à cet effet par Condor. La première école pilote a été équipé de cette solution le 11 mai 2014  et la 11e  école deux mois plus tard. Ce qui montre que le projet a été menée en un temps record.  Le coût d’équipement ( tablettes, tableaux interactif, data show, point d’accès, PC portable, armoire à charge )  pour chaque établissement est évalué à l’époque à 724.000,00 DA.

Aujourd’hui ,6 ans sont passés depuis le lancement de ces écoles pilotes, on est en droit de s’interroger pourquoi ce projet n’a pas abouti alors qu’il apportait les solutions idoines  aux attentes du secteur ? Qui a bloqué ce projet et pour quels motifs ? Autant d’interrogations qui restent évidemment sans réponses puisque à l’époque les centres décisionnels étaient entre les mains de la Issaba. 

Ce qui est sûr , c’est que si ce projet avait  été adopté et généralisé, on serait pas là aujourd’hui à parler de généralisations de tablettes dans nos écoles et   on aurait pu gagner  beaucoup de temps et éviter bien des désagréments aux élèves et aux enseignants.

Les ingénieurs de Condor confiants en cette solution éducative, ont mis au point la version 2020 du projet . Comme quoi, malgré les attaques malveillantes  et les blocages dont il fait l’objet Condor n’a pas arrêté de développer le concept par des moyens propres. 

Enfin il faut savoir que le coût hors développement du logiciel a coûté au groupe benhamadi la bagatelle somme de 10 millions de DA.