Le groupe s'est acquitté de près de 1 milliard de dollars en impôts et taxes en 5 ans: Qui veut en finir avec Condor ?
Condor veut développer ses relations avec d'autres pays

A un moment crucial où le prix du baril sur les marchés pétroliers demeure dépendant de plusieurs paramètres, plus aléatoires les uns que les autres, la diversification de l’économie est plus que jamais à l’ordre du jour pour échapper du piège que tend la dépendance aux seules recettes des hydrocarbures.

 Or les grandes entreprises privées qui faisaient florès du temps de l’ancien système ont été toutes laminées, après l’emprisonnement de leurs patrons, qui peu ou prou, avaient trempé dans des affaires liées à la corruption, ou qui ont été épinglés pour dans des dossiers liés à des entourloupes. Tel a été le cas des entreprises de Tahkout, Kouninef, Oulmi, etc.

 Très vite, le gouvernement s’était retrouvé confronté à ce douloureux dilemme : sauver les entreprises sérieuses de la mort subite et garder leurs postes de travail à des milliers d’Algériens, à un moment où l’Etat n’en offre plus, ou faire table rase des pratiques du passé, quitte à déboulonner par les fondements tout ce qui a été construit sur la connivence et la complaisance de l’ancien système, et préparer une nouvelle carte économique ?

 Dans les ruines de ce qui a été une « fausse économie » édictée par une « logique des gangs », le constat a été sans pitié pour les entreprises qui n’ont pas été construites sur des bases solides ; cependant, il en est quelques-unes qui continuent à fonctionner. Un exemple édifiant : Condor.

 Le bilan récemment publié de cette entreprise est singulier. Qu’on en juge : le total des impôts et taxes payés en 5 années par Condor à l’Etat avoisine 111 milliards de dinars, soit près de 1 milliard de dollars. Les redevances en fiscalité et parafiscalité que le Trésor public engrange par le biais de Condor est sans commune mesure avec celles des autres entreprises.

 Ainsi, le trésor public a connu un manque à gagner de plus de 7,3 milliards de DA en un seul exercice et pour une seule société, en l’occurrence SPA CONDOR ELECTRONICS. Il est à souligner que seule la société SPA CONDOR ELECTRONICS s’est acquittée en Algérie de la taxe d’efficacité énergétique pour un montant de 434.371.890.00 millions de DA.

 Malgré des périodes difficiles au début de l’année, durant lesquelles le groupe de Benhamadi, Condor Electronics, a mis en mode veilleuse une partie de ses diverses unités de l’entreprise, notamment celles activant dans l’installation de téléphones portables, de téléviseurs, de réfrigérateurs et de climatiseurs, le groupe a maintenu le cap sur ses engagements internationaux, et, libérant malgré lui les employés titulaires d’un contrat à durée déterminée, il a gardé le poste de travail à des milliers de familles, et a même pu exporter ses produits en Afrique et en Europe.

 L’Etat doit être vigilent à ne pas tourner le dos à tout ce qui a été construit et qui a fonctionné avec un certain succès hors de l’Algérie, cumulant un savoir-faire reconnu. Le Trésor public y gagne et des milliers de familles trouvent leur compte dans ce type d’entreprises gagnantes et continuent à vivre dignement.