Rentrée scolaire 2020-2021: Vers la semaine de six jours

Le ministre de l’Education nationale, Mohamed Adjaout a suggéré ce dimanche une semaine de travail de six jours avec réduction de la durée des cours à 45 minutes en prévision de la rentrée scolaire de l’année 2020/2021.

Des représentants des syndicats et des associations des parents d’élèves ont  de leur côté, proposé le 8 novembre comme date de la prochaine rentrée. Ce sont là les premières propositions débattues par les deux parties à l’occasion de leurs rencontres de concertation tenues ce dimanche au siège du ministère de l’Éducation, selon la radio nationale.

Des représentants de syndicats se sont opposés à une rentrée par wilaya en rappelant que les examens de fin d’année scolaires (Bac, BEM et 5e) sont nationaux. Le ministre de l’Education qui a tenu une réunion de concertation avec les différents syndicats du secteur pour échanger sur les différents scénarios de la rentrée scolaire 2020/2021, a avancé la proposition de la semaine de six jours et 45 minutes de cours au lieu d’une heure.

 «Le ministère a étudié toutes les hypothèses pour assurer une rentrée scolaire 2020/2021, mais nous n’avons pris aucune décision, préférant vous écouter en tant qu’acteurs , ouvrir un dialogue avec vous et les parents d’élèves et soumettre les propositions au gouvernement qui doit décider en dernière instance», explique le ministre dans son allocution. Mohamed Adjaout insiste pour dire que «dans tous les cas de figure, il n’est pas question de prendre aucun risque avec la santé de nos enfants, des enseignants, du personnel, le plus important étant l’intérêt de notre pays».

Faisant un flash-back  sur l’année scolaire  précédente, il a rappelé la large consultation qui a eu lieu le mois de mai et qui s’est soldée par la décision consensuelle d’arrêter les cours le mois de mars, d’annuler l’examen de cinquième et de décaler les épreuves du BEM et du BAC au mois de septembre. A propos de ces examens que le ministre considère comme «une réussite», Mohamed Adjaout met en avant les mesures sanitaires draconiennes prises pour assurer la protection des candidats, et des personnels et salue la mobilisation de tous. Pour la prochaine rentrée, le ministre pose déjà quelques jalons de réflexion en évoquant «la double vacation des classes, l’allègement des programmes, la prise en considération des différences entre les cycles et même les disparités épidémiologiques entre les régions».

Les syndicats quant à eux avancent des propositions qui seront croisées pour aboutir à des scénarios qui seront soumises au gouvernement qui doit fixer la date de la rentrée. Ainsi, le ministère propose une semaine de cours de six(6) jours, c’est à dire de samedi à jeudi, avec des séances de cours de 45 minutes pour des classes divisées en deux groupes, l’un le matin l’autre le soir.

Le ministère est favorable à une approche différenciée, suivant la situation épidémiologique dans chaque région et en fonction de ses moyens aussi. Une proposition que n’agrée pas Méziane Mériane, président du SNAPESTE, partisan d’une «solution nationale» et qui redoute l’apparition d’un «déséquilibre» entre régions concernant les volumes des enseignements, alors que les examens (Cinquième, BEM, Bac) «sont nationaux», fait-il observer.

S’exprimant sur les ondes de la radio chaîne III, Méziane Mériane est franchement «favorable à la double vacation des classes», divisées en groupes, mais prévient du risque potentiel du  manque de salles de classes et de personnels et donc nécessité, selon lui d’un nouveau recrutement.

Le syndicaliste propose aussi la suppression provisoire des matières dites «secondaires», le temps que durera la crise sanitaire pour permettre aux élèves de se concentrer sur l’essentiel  des enseignements en fonction des filières.

Quand à Mme Djamila Khiar, présidente de l’Organisation nationale des parents d’élèves, elle estime d’abord que «les cours doivent reprendre rapidement», proposant pour sa part «la réduction du volume horaire et l’élimination des matières secondaires».