Projection prochaine de la version amazigh du film «L'opium et le bâton»

L’avant première de la version en tamazight du film «L’opium et le bâton», adapté du roman éponyme de Mouloud Mammeri, sera diffusée en décembre prochain à Tizi-Ouzou.

Il sera diffusé, le 28 décembre, prochain dans le cadre des activités commémoratives de l’anniversaire de naissance de l’écrivain Anthropologue et auteur de plusieurs romans de référence comme «L’Opium et le Bâton» ou «La Colline oubliée», son premier roman paru en 1952, Mouloud Mammeri est l’un des précurseurs dans la préservation du  patrimoine culturel et de la langue amazigh. 

A travers son œuvre et ses travaux consacrés à la langue, la culture et la littérature, que ce soit sa propre production romanesque ou ses recueils et analyses de la poésie kabyle ancienne ainsi eu son travail anthropologique notamment sur l’Ahellil du Gourara et sur les Touareg, il a fait partie des savants pionniers qui ont eu la vision de la protection et de la sauvegarde du patrimoine.

Ce travail de sauvegarde est l’idée à laquelle se range l’humanité entière notamment par les travaux et conventions de l’Unesco et sa contribution à la «préservation et au développement de la langue amazighe à travers ses recherches et ses travaux sur la grammaire, les méthodes d’enseignement de la langue et le dictionnaire dans lequel il a regroupé le vocabulaire des différents dialectes berbères».

Il a également effectué plusieurs recherches anthropologiques sur les richesses culturelles, linguistiques et patrimoniales de la communauté amazighe en Afrique du Nord et a recueilli les «isefra» de Si Moh Ou M’hand et de cheikh Mohand Oulhocine, ainsi que les contes berbères anciens.

Mammeri a laissé des œuvres immortelles dont «La colline oubliée», «Le sommeil du juste»» «L’opium et le bâton», «La traversée» ainsi que plusieurs nouvelles et pièces.

Le coffret est également disponible sur le réseau des éditions Dar El Outhmania, détentrice des droits d’édition sur les œuvres de Mammeri.Natif de Taourirt Mimoun, une localité située sur les hauteurs de Tizi-Ouzou, Mammeri demeure un des écrivains les plus illustres de la littérature d’expression française. 

Auteur du premier livre sur la grammaire de langue amazighe (Tajerrumt n Tmazight), Mammeri a écrit également des pièces de théâtre notamment «Le Foehn» sur la Bataille d’Alger (1957), mise en scène par Jean-Marie Boeglin et déroulée pour la première fois en 1967 sur les planches du Théâtre national algérien (Tna) et «La Cité du soleil» écrite en 1987, montée et présentée en 2017 à Bejaïa. 

Un coffret contenant trois œuvres littéraires traduites vers Tamazight de l’écrivain Mouloud Mammeri, est mis en vente dans l’ensemble des bibliothèques de lecture publique.

Initiée à l’occasion de la célébration du centenaire d’un des intellectuels algériens les plus brillants de sa génération, la traduction de «Le sommeil du juste» (Taguni n win ighezzan), «Le banquet» (Adraw) et «La traversée» (Tazgrawt est une opération qui vise à «relayer la connaissance et donner un large écho» à l’œuvre de Mouloud Mammeri (1917-1989)