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Tentatives d’empêchement de la marche des étudiants : le FFS et le RCD condamnent

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Dans un communiqué rendu publique, le RCD a dénoncé l’usage de la violence contre des manifestants pacifiques qui sont sortis aujourd’hui à Alger et dans plusieurs wilayas pour rejeter la présidentielle du 12 décembre :«Face à la détermination de la communauté universitaire à continuer la mobilisation jusqu’au départ du système et de ses symboles, le pouvoir recourt, une fois de plus, à la violence. Cette escalade renseigne sur la panique du régime et son incapacité à asseoir un dialogue pouvant sortir le pays d’une crise que seul le peuple algérien peut dénouer par son choix souverain en dehors des agendas déclarés ou cachés», lit-on dans le communiqué.

Le RCD «dénonce l’usage de la violence contre des manifestants pacifiques» et «exige la libération de toutes les personnes interpellées par les forces de répression». Il renouvelle son appel à la «libération sans condition» de tous les détenus d’opinion. Il appelle les Algériennes et les Algériens à «demeurer mobilisés et à intensifier et diversifier les luttes pacifiques» pour l’avènement d’une transition démocratique, conclut le communiqué. Le FFS, dans un communiqué rendu public, «condamne avec la plus grande vigueur les arrestations et mises en détentions arbitraires sans fin des animateurs du mouvement révolutionnaire pacifique qui ont pour finalité d’installer un climat de peur et de démobilisation».

Pour ce parti de l’opposition «une véritable machination politique et médiatique se met en place» pour le passage en force du scrutin présidentiel prévu le 12 décembre prochain rejeté par le peuple algérien. Les étudiants, soutenus par le reste de la population, sont descendus dans la rue pour entamer leur 33e marche de contestation, les protestataires se sont retrouvés encerclés par un important dispositif sécuritaire qui, malgré le pacifisme de la protestation, a procédé à l’interpellation d’une centaine de manifestants. Pour la première fois depuis le début du mouvement estudiantin, les policiers ont essayé d’empêcher et disperser la marche.

Ils ont interpellé violemment et sans distinction une centaine de manifestants venus scander pacifiquement leurs revendications. Un dispositif policier impressionnant déployé la veille sur les boulevards d’Alger et notamment à la Place des martyrs, lieu habituel de rassemblement, a dispersé les manifestants, les empêchant de faire masse.

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