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Lutte contre la corruption: Le service judiciaire du DRS réhabilité

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Dissous par le président déchu Abdelaziz Bouteflika, le service judiciaire du département du renseignement et de la sécurité (DRS) vient d’être réhabilité par un décret présidentiel.

En effet, un service central de police judiciaire de la sécurité de l’armée, chargé de constater les infractions relevant de la compétence de la justice militaire et celles liées à l’atteinte de la sûreté de l’Etat, a été créé par un décret présidentiel publié dans le dernier numéro du journal officiel.

Ce service central est dirigé par un officier supérieur nommé conformément aux  dispositions réglementaires au sein du ministère de la Défense nationale, précise le décret portant création, missions et organisation de cette entité.

Le décret précise que ce service, qui dispose de structures de police judiciaire aux niveaux central, régional et local, « est chargé de la recherche et de la constatation des infractions relevant de la compétence de la justice militaire et les infractions d’atteinte à la sûreté de l’Etat ».

Les activités de cette structure sont exercées conformément aux dispositions du code de justice militaire et du code de procédure pénale, selon le même source.

Les missions et l’organisation des composantes des structures de ce service central sont fixées par arrêtés du ministre de la Défense nationale, stipule l’article 6 de ce décret présidentiel.

Avec du recul l’on comprend maintenant pourquoi ce service a été dissous par l’ancien président.

Selon des sources fiables ce service avant sa dissolution était  une véritable épine dans la chaussure du clan présidentiel qui voulait à tout prix lui enlever toute prérogative et le mettre sous tutelle de la présidence de la république afin de le neutraliser.

C’est grâce aux dossiers et aux enquêtes de ce service qui a survécu au coup de force du clan Bouteflika que de nombreux hauts responsables  sont actuellement détenus à la prison d’El Harrach pour des affaires très graves dont les tenants et les aboutissants seront connus du grand public lors de leur procès.