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Des dizaines de journalistes et techniciens du groupe médiatique de Haddad à la rue

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Au moment où des dizaines de journalistes et de techniciens du groupe médiatique «Temps Nouveaux» appartenant à l’homme d’affaires incarcéré Ali Haddad organisaient un sit-in devant la Maison de la presse Tahar Djaout, place du 1er Mai la direction du groupe annonçait parallèlement la fermeture de la chaîne de télévision Dzair News plutôt que prévu alors qu’il était convenue de la fermer officiellement le 25 juin. L’administration du groupe médiatique «Temps Nouveaux», a en effet ordonné ce mercredi la coupure du signal satellite de la télévision Dzair News.

Les employés du groupe s’étaient donné rendez-vous pour dénoncer la «gestion catastrophique» du groupe et contester le licenciement collectif des travailleurs à travers leur chaine de télévision via un direct de la Maison de la presse.

Ce qu’il n’avait pas prévu est qu’il n’y avait aucun contact signal avec la régie au siège. En effet l’administration de la chaine a décidé sans les consulter d’arrêter dès aujourd’hui définitivement la diffusion tous les programmes de Dzair News: «Sans aucune annonce préalable, l’écran de Dzair News a subitement disparu après cinq années de travail, d’effort et de résistance suite à une décision de l’administration du groupe Temps Nouveaux.

Ils nous ont privés de faire nos adieux au logo rouge de la chaîne. C’est un crime contre la profession et un crime contre les travailleurs et les journalistes», écrit l’un des présentateurs qui a accompagné Dzair News depuis sa naissance à sa mort, sur sa page Facebook.

Une autre journaliste qui présentait le JT de 11h00 en direct a indiqué sa tristesse d’assister à la mort de Dzair News. En effet c’est au moment où elle présentait le journal que la diffusion a été coupée sans l’avertir : «C’est un crime contre la profession. C’est un combat des années qui s’évapore sans que l’on ait la chance de dire adieu au slogan rouge de Dzairnews» écrit-elle.

 Les employés du groupe sont privés de salaires depuis près de trois mois. Ils risquent de perdre leurs emplois. Le personnel du groupe médiatique choqué d’apprendre la nouvelle, ont tout de suite organisé un sit-in devant le siège du groupe situé à Said Hamdine : «Non aux licenciements collectifs !», «Non à la politisation du travail de journaliste ! C’est la Issaba qui a organisé la confusion dans l’audiovisuel» est-il écrit  sur les affiches brandies par les journalistes et les techniciens.

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