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Finale de la Coupe d’Algérie : la significative absence de Bensalah et Bedoui

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C’est ce début de soirée que la rencontre de la finale de la Coupe d’Algérie entre la JSMB et le CRB aura lieu au stade Tchaker de Blida. Contrairement aux précédentes finales, celle de cette année aura lieu sans la présence du chef de l’Etat et du Premier-ministre.

Ni Abdelkader Bensalah et encore moins, son premier-ministre, Noureddine Bedoui ne seront ce soir à Blida pour remettre le trophée au vainqueur. C’est une première dans le pays depuis l’indépendance nationale.

A aucun moment, sauf sous l’ère de Bouteflika, mais représenté par le Premier-ministre, l’équipe de football victorieuse de Dame coupe n’est honorée par le premier-magistrat du pays. Cette année donc, la Coupe sera remise par le ministre des Sports, Bernaoui.

Cette absence ou dérobade du chef de l’Etat, du Premier-ministre et des autres membres du gouvernement est significative. Elle renseigne sur le fait que les hautes autorités du pays sont réellement démissionnaires.

Leur présence n’est souhaitée par aucun citoyen. Le soulèvement de rue a fait changer les choses. Le refus de l’Algérien de reconnaître les « officiels » est symptomatique. Ce refus rappelle la clandestinité dans laquelle « assure » les membres du gouvernement « la gestion des affaires courantes ».

Cette clandestinité est également, le signe de’l’illégitimité d’un gouvernement rejeté et refusé. La dérobade des hautes autorités à vouloir « éviter » les supporters et les chants des gradins n’est que le signe avant-coureur d’une illégalité assumée.

Refuser d’affronter les citoyens en se targuant de jouir de la légitimité constitutionnelle qui renvoie, sans ambages, à la volonté populaire comme expression de toute légalité est un coup de force.

Abandonné le terrain pour se réfugier derrière les bureaux est un aveu d’échec. Cet aveu réconforte la rue dans ses exigences du départ des « 2 B ».

Le rejet de la présidentielle prévue le 4 juillet et probablement la prochaine telle que conçue par le tandem Bensalah-Bedoui vient d’être avalisé par l’absence du chef de l’Etat et de son Premier-ministre au stade Tchaker.

Même si le public a décidé de bouder la rencontre, l’absence des deux personnages clés du pouvoir est une autre victoire pour la rue, laquelle, depuis 16 semaines, réclame une nouvelle République sans les hommes, les symboles et les pratiques du système actuel.