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Les « services spéciaux » enquêtent sur Condor

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Depuis quelques mois, des « services spéciaux » ont engagé une série d’enquête sur le groupe Condor, avons-nous appris de sources proches du dossier.

Les investigations ont été engagées suite à la publication d’un journal libanais l’été dernier de l’enquête sur les « Panama papers » conduite par un consortium de journalistes exerçant à travers le monde entier.

Les enquêteurs s’intéressent, selon notre source, à l’un des frères Benhamadi, un certain Omar, cité nommément dans cette affaire.

Le constructeur d’appareils électroniques Condor, a été accusé pour rappel de manipulation des taux de change pour engranger près de 11 millions de dollars par an.

Omar Benhamadi, le directeur général du groupe, serait le bénéficiaire final de la société offshore Hi-Tech Machinery International Co. Ltd., détenue par  Condor International Co Ltd et enregistrées à Hong Kong et aux îles Samoa, selon le média Libanais.

En manipulant les taux de change grâce à un montage financier complexe, le groupe réalise des plus-values de 11 millions de dollars par an et cela en foulant au pied la réglementation et les lois de la république, selon les premiers éléments de l’enquête.

selon le site GSMA,   Omar Benhamadi est le président de la délégation Condor qui conduit du 24 au 27 février la marque Algérienne au MWC, le plus grand salon du mobile au monde qui se déroule chaque année à Barcelone en Espagne.

L’enquête diligentée par les services spéciaux en collaboration Interpol, entre dans le cadre d’une série d’investigations décidés par les plus hautes autorités de l’état et qui concerneraient, avons-nous également appris, de nombreux groupes et entreprises qui ont pignon sur rue en Algérie.

Des centaines de millions de dollars,  seraient transférés illégalement depuis plusieurs années par certains patrons d’entreprises qui ont bénéficié pourtant de grandes largesses notamment l’acquisition de fonciers industriels mais aussi l’octroi de crédit et de facilité de caisse par des banques publiques.

 Certains hommes d’affaires reconvertis en industriels auraient même bénéficié en catimini d’amnisties fiscales alors qu’ils engrangent annuellement des milliards de DA.

Les enquêteurs, pour le cas du groupe Condor, s’intéressent également de très près à d’anciens responsables de l’opérateur historique Mobilis, qui occupent des postes importants au sein du constructeur privé, crée en 2012 et qui a connu une ascension fulgurante.

De nombreux contrats passés entre Mobilis et Condor seraient entachés d’irrégularités, ce qui a contraint, Houda Feraoun, la ministre des télécom a engagé une enquête interne qui a conduit au licenciement pur et simple de certains responsables qui se sont retrouvés par la suite à la tête du groupe Condor en occupant des postes importants.

L’enquête une fois finalisée et transmise à la justice risque de provoquer d’énormes vagues. La « légèreté » avec laquelle plusieurs personnes ont réussi à amasser des fortunes colossales intriguent les enquêteurs qui auraient par ailleurs reçu carte blanche dans leurs investigations.

Les récentes déclarations du ministre de la justice, Tayeb Louh sur la lutte contre la corruption, l’évasion fiscale ou encore les actions entreprises par la justice pour récupérer des biens acquis illégalement par des responsables et leurs enfants, entre dans le cadre d’une vaste opération conduite par des magistrats chevronnés et qui vise à mettre un terme aux agissements de certains groupes et sociétés.

Ce qui a été révélé par le journal Libanais serait seulement la face visible de l’Iceberg. La filiale du groupe Benhamadi, en dépit des révélations aurait continué à manipuler les taux de change à la barbe du fisc ce qui intrigue les enquêteurs sur les complicités au sein des sphères de l’état.

Nous avons tenté à maintes reprises de connaitre la version de Condor mais en vain.

Un courrier a même été envoyé depuis jeudi dernier au responsable de communication (relation avec la presse) mais ce dernier n’a pas donné de suite à la demande.