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Algérie-France: Quatre dossiers relatifs à la mémoire en suspens depuis 1962

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Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni a indiqué avant-hier que «quatre principaux dossiers» ayant un poids historique sont la clé des relations naturelles entre l’Algérie et la France.

Le ministre a souligné que ces quatre dossiers entre l’Algérie et la France «sont en suspens» depuis 1962 dont celui des archives, de récupération des crânes de la résistance qui datent depuis plus de 150 ans qui se trouvent au musée de l’humanité à Paris : «nous avons demandé les archives de la période de 1830 au 5 juillet 1962 se trouvant en France. Des déclarations encourageantes du président français accordent de nous remettre dans une première étape des copies et dans une deuxième étape des originaux. Plusieurs rencontres ont été tenues dans ce cadre entre les directions générales des archives algérienne et française » dit-il.

Selon le ministre l’opération de récupération des archives «n’est pas une mince affaire. Elle nécessite une précision des spécialistes et un grand travail. Nous sommes vigilants et l’opération se poursuivra jusqu’à la récupération des archives», a-t-il encore souligné.

Au sujet des crânes de la résistance algérienne se trouvant au Musée de l’humanité de Paris, le ministre a fait savoir qu’une commission mixte «œuvre en coordination» avec le ministère des Affaires étrangères et des spécialistes ont été dépêchés trois fois au musée de Paris : «Nous sommes parvenus à reconnaître 31 crânes et le nombre devra augmenter», a-t-il déclaré, ajoutant qu’il y a un comité pour préparer leur inhumation en Algérie : «notre position est claire et ferme et nous n’abandonnerons pas ces revendications, car il s’agit d’une affaire d’un peuple et d’histoire et une cause sacrée.

Les deux dossiers de récupération des archives et des crânes des martyrs de la résistance algérienne connaissent des négociations avancées» , a ajouté Tayeb Zitouni.

En ce qui concerne le dossier des disparus, la partie algérienne a recensé «2200 personnes disparues qui se trouvaient dans des prisons, dans des centres de détention, des postes de la gendarmerie et de la police française et de l’armée française», a révélé le ministre.

Au sujet du quatrième dossier concernant les indemnisations des essais nucléaires effectuées au Sud algérien, Zitouni a indiqué que «la partie française a suggéré un arbitrage selon la loi Morin comme base de négociations et que l’Algérie a rejeté cette proposition partant du fait que le dossier des essais nucléaires est régi par le droit international».