marche des libertés
La marche en soutien à Merzoug Touati empêchée

La marche pour exiger la libération de Merzouk Touati n’a finalement pas eu lieu. Prévue ce mardi matin dans la ville des Hammadites, les services de sécurité ont empêché les quelques militants qui se sont rendus sur les lieux de la marche et ont également quadrillé la ville de Bejaia empêchant tout accès des marcheurs à la ville.

Ils sont actuellement des militants arrêtés dans les barrages de polices postés aux différentes entrées  de la ville. Selon des témoignages des quelques marcheurs qui ont pu accéder à la ville, un sit-in est actuellement organisé devant l’université de la ville pour exiger toujours la libération du détenu, tandis que d’autres tentent désespérément de trouver un accès à la ville pour se joindre à l’action. Pour rappel, le blogueur, Merzouk Touati a été condamné à 7 ans de prison ferme dans une rocambolesque affaire.

Détenu depuis janvier 2017 pour avoir appelé sur son compte Facebook et son blog à une protestation contre la nouvelle loi de finances et la cherté de la vie, le jeune internaute a été condamné, en première instance, le 24 mai, à dix ans de prison ferme pour «intelligence avec une puissance étrangère».

Djezzy Binatna

Le tribunal criminel de la ville de Béjaïa avait déclaré Touati coupable d’«avoir entretenu avec les agents d’une puissance étrangère des intelligences de nature à nuire à la situation militaire ou diplomatique de l’Algérie ou à ses intérêts économiques essentiels».

Dans ce procès, le parquet avait requis la prison à perpétuité contre le blogueur avant qu’il soit condamné à 7 ans de prison. Le début du mois en cours, le détenu a été transféré de la prison de la ville de Bejaïa vers celle de la ville de Blida. Ce transfert n’a pas manqué de soulever l’ire de ses avocats, de sa famille et des militants des droits de l’homme qui ont estimé que cette décision vise à « casser la grève de la faim entamée par le détenu » et « à l’éloigner de ses famille ».