Cevital: Vers le déblocage du projet de trituration de Bejaia

Saïd Farhi Le


Malgré les déboires qu’il subit actuellement en Algérie et particulièrement le blocage de son projet de trituration de graines oléagineuses à Bejaia qui dure depuis près de 500 jours, Issad Rebrab, le président de Cevital ne désespère pas pour autant.

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Ce mercredi il a évoqué les raisons pour lesquelles il continuera d’investir, de créer de la richesse et de l’emploi en Algérie en marge de l’inauguration de ses projets à Charleville-Mézières, au Nord-est de la France : «Nous n’avons jamais arrêté d’investir en Algérie, parce que l’Algérie est un grand pays et puis, en tant que patriote, c’est de mon devoir de créer de l’emploi et de la richesse pour notre pays», a-t-il affirmé. Et d’ajouter : «On n’a pas de patrie de rechange!». 

Pour Issad Rebrab, si son groupe investit en France, c’est pour «chercher un jalon pour le développement économique pour notre pays. Avec les problèmes administratifs que nous rencontrons en Algérie, nous avons décidé de sécuriser nos technologies aussi, à produire des modules de membranes ici en France, mais le plus gros sera produit en Algérie», affirme Rebrab.

Le blocage de son projet serait l’œuvre de l’ex ministre de l’Industrie Abdeslam Bouchouareb qui l’avait initié en mars 2017.

L’activité d’extraction d’huiles d’origine végétale, notamment la trituration des graines oléagineuses, figure depuis le 5 mars 2017 dans la «liste négative», l’excluant, comme le stipule le décret exécutif n°17-101, des avantages prévus par la loi. Le Conseil national de l’investissement (CNI), présidé par le Premier ministre Ahmed Ouyahia, a retiré de la liste négative 21 créneaux, dont justement l’activité «d’extraction d’huiles d’origine végétale (trituration des graines oléagineuses) ; huiles végétales brutes».

Cette activité est déclarée «déficitaire» par 25 walis, mais pas celui de Bejaia, où le groupe Cevital tente de débloquer un projet d’usine de trituration de graines oléagineuses, qui promet de créer quelque 100 000 emplois.

Les ministres des Finances et de l’Industrie ont été ainsi instruits de procéder, par arrêté conjoint, au retrait de 21 créneaux de la «liste négative». Cet arrêté devra être promulgué avant le 15 décembre 2018, mais l’ANDI est d’ores et déjà invitée à réceptionner et à traiter les dossiers relatifs aux activités retirées de la liste, dont la trituration des graines oléagineuses.


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