Tunizen

Véhicules Hyundai: Encore un scandale (Vidéo)

Inès M Le


Le sujet sur l’insécurité dans la fabrication des véhicules « made in bladi » refait surface et soulève l’indignation des algériens. Comme d’habitude, le problème est soulevé sur les réseaux sociaux.

Après les défauts de fabrication dénoncés sur le véhicule Symbol Renault, c’est au tour du véhicule Hyundai qui subit le même sort. En effet, une vidéo est en train de circuler sur les réseaux sociaux où une personne possédant ce type de véhicule explique, tout en démonstration, le défaut qu’il a relevé sur le vilebrequin. Il explique que son véhicule, année 2018, circulant seulement 14000 KM, a perdu le boulon du vilebrequin, chose qui a engendré la fuite d’huile, et donc l’arrêt du véhicule. Ce qui ne devrait pas se passer, selon lui, car son véhicule est tout à fait neuf.

#عااااجل #فضيحة جديدة لسيارات هيونداي قريب نصل بيه الموتارهادي كون صرات في اوروبا عمال المصنع كامل يدخلو للحبس واولهم مدير المصنع

Publiée par ‎مواطن صالح وموهوب‎ sur Lundi 18 juin 2018

Cette vidéo nous rappelle également ce qui s’est passé en mars 2017 lorsque, des images diffusées sur les réseaux sociaux avaient créé le scandale dans le pays et frappé la maison Tahkout manufacturing Campany, précisément son usine de montage et d’assemblage de véhicules de la marque Hyundai  à Tiaret. Des photos circulant sur les réseaux sociaux, montraient clairement des véhicules Hyundai encore dans leurs conteneurs, importés en l’état, autrement dit, entièrement assemblés, sauf pour les roues, qui ont voyagé au coin des conteneurs, probablement pour marquer le principe de l’assemblage.

On y voyait arriver à l'usine Hyundai des voitures quasi complètes, sur lesquelles ne restaient à monter que les roues. Une commission d'enquête avait écarté toute infraction mais des médias avaient pointé du doigt les liens entre le patron de l'usine, Mahiédinne Tahkout, et le ministre de l'Industrie d'alors, Abdeslam Bouchouareb.

En fait le fiasco de l'industrie automobile en Algérie est principalement dû, selon les observateurs, au système adopté : le SKD (semi knocked down) qui consiste à importer le véhicule en kits pré-montés, simplement rivetés ou boulonnés sur place.

S’ajoute au problème de défaut de fabrication, celui des prix des véhicules montés localement jugés très excessif. La publication par le Gouvernement des prix de sortie d’usine des véhicules montés en Algérie, a créé un véritable tollé sur les réseaux sociaux. En effet, plusieurs pages sur Facebook, ont mené une campagne appelant au boycott des véhicules «Made in Algeria», qualifiés d’«arnaques».

Enfin, les vidéos et les images qui dévoilent ces problèmes montrent, l’étendue de l’arnaque de l’Industrie automobile lancée en grande pompe. Plus d’un se demande dès lors si les pouvoirs publics sont au courant de ces problèmes et ces arnaques qui sont aussi à l’origine des accidents de la circulation et qui font des victimes quotidiennement sur les routes sachant que les règles imposées aux concessionnaires sont claires.

Ooredoo


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