Finances publiques : Les réformes profondes donnent plus de liberté aux gestionnaires publics

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Le président de la Cour des comptes, Abdelkader Benmaarouf a affirmé, mercredi à Alger, que les réformes profondes engagées par l’Algérie en matière de gestion des finances publiques « donnent plus de liberté aux gestionnaires publics et reflètent la volonté des pouvoirs publics de consacrer une nouvelle approche fondée sur l’efficacité ».

Cette déclaration a été faite à la clôture du jumelage institutionnel conclu entre la Cour des comptes algérienne, son homologue française et la Cour des comptes portugaise, financé par l’Union européenne (UE), sur le renforcement des capacités institutionnelles et professionnelles de la Cour des comptes, en présence de représentants de plusieurs ministères et du corps diplomatique accrédité en Algérie.

M. Benmaarouf a précisé, dans son allocution, que l’Algérie « a engagé des réformes profondes et appropriées en matière de gestion des finances publiques, notamment en changeant le mode de gestion des ressources publiques d’un budget fondé sur les moyens à un budget axé sur l’efficacité et les résultats ».

Ces réformes, poursuit-il, « donnent plus de liberté aux gestionnaires publics, et reflètent certainement la volonté des pouvoirs publics de consacrer la nouvelle approche de gestion des finances publiques fondée sur les valeurs d’efficacité, d’efficience et d’économie ».

Selon l’intervenant, ces réformes sont issues de la loi organique n 18-15 du 02 septembre 2018, relative aux lois de finances, qui fait office de « Constitution financière concernant la mise en œuvre et le contrôle des finances publiques ».

Il a, en outre, rappelé que l’article 88 de cette loi a confié une nouvelle mission à la Cour des comptes, relative à la certification des comptes de l’Etat, d’une part, et à l’évaluation des résultats de la mise en œuvre des lois de finances et de la gestion des affectations financières ayant été examinées, particulièrement à la lumière des programmes mis en œuvre, relevant que le but du jumelage institutionnel est de se doter des techniques de pointe et des meilleures pratiques, en matière de certification des comptes de l’Etat.

Pour le président de la Cour, les résultats réalisés de ce jumelage devront permettre à la Cour des comptes, de « s’acquitter pleinement de son rôle, en tant que Commissaire aux comptes de l’Etat à l’horizon 2025 », à travers la tenue d’opérations d’audit financier, dans le cadre de la certification du compte général de l’Etat, de la consolidation de la méthodologie du contrôle de la performance, de l’évaluation des programmes et des politiques publiques, dans le contexte des budgets basés sur l’efficience et les résultats, ainsi que l’élaboration du programme de numérisation de ses activités de contrôle.

Affirmant que la Cour des comptes a œuvré, durant la période de jumelage (2022-2024), au renforcement de ses principes professionnels à l’endroit de ses partenaires, à travers l’amélioration de la qualité et de la performance de son action de contrôle, le même responsable a fait état de « résultats très palpables », notamment, à travers la collaboration avec les ministères des Finances, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, des Travaux publics et des Infrastructures de base, ainsi que de l’Agriculture et du Développement rural.

Ce projet de jumelage, conclu avec la Cour des comptes française, en tant que partenaire principal, responsable du groupe de travail et la Cour des comptes portugaise, s’inscrit dans le cadre du Programme de facilitation d’appui aux priorités du partenariat Algérie-UE (FAPP) financé à hauteur d’un (1) million d’euros.

Le jumelage a pour objectif de consolider les capacités de la Cour des comptes algérienne en matière de certification des comptes de l’Etat, d’audit de performance et d’évaluation des politiques publiques, « et ce, en harmonie avec les normes et les meilleures pratiques internationales.

Dans ce sillage, le Directeur de la coopération avec l’UE, près le ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Said Meziane a souligné l’importance de « préserver la pérennité des acquis et des conclusions de ce projet à court et long terme », mettant l’accent sur « le parachèvement du processus d’amélioration des capacités de la Cour des comptes tout en tirant profit de l’expertise et des techniques acquises ».

S’exprimant à cette occasion, le Chef de la délégation de l’Union européenne (UE) auprès de l’Algérie, l’ambassadeur Thomas Eckert s’est félicité des résultats réalisés de par ce jumelage les qualifiant de « très positifs ».

De son côté, le Procureur général, représentant du premier président de la Cour des comptes française, Louis Gautier a affirmé que « bien que le projet de jumelage soit achevé, la coopération se poursuivra ».

Dans le même contexte, la représentante de la Cour des compte portugaise, Ana Leal Furtado a mis en exergue l’appui de son instance à la Cour des compte algérienne durant la période de jumelage.

APS

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