En acceptant de normaliser ses relations avec Israël, dans le cadre d’un accord négocié avec l’aide des Etats-Unis d’Amérique, le Maroc a porté définitivement le coup de grâce l’Union du Maghreb arabe.

    Déjà « boiteux » depuis de longues années, en raison des velléités expansives marocaines, notamment sa propension de se défier pour une sortie de crise concernant les territoires sahraouis occupés, le concept d’Union du Maghreb arabe en reçoit un coup imparable dont il ne se relèvera pas de sitôt.

   Le Maroc devient ainsi le quatrième pays arabe à normaliser ses relations avec l’entité sioniste depuis le mois d’août dernier, après les Emirats arabes unis, le Bahreïn et le Soudan. Le Maroc a annoncé jeudi dernier la reprise des relations diplomatiques avec Israël « dans les meilleurs délais », avec reprise des contacts officiels et ouverture des bureaux de liaisons dans les deux pays.

   « Le souverain a informé le président américain que le Maroc entend reprendre les contacts officiels avec les vis-à-vis et les relations diplomatiques dans les meilleures délais », indique un communiqué du cabinet royal marocain.

   Cadeau « royal » et empoisonné livré par le président américain Trump avant son départ ? Certainement. D’autant que la rue marocaine commence, après avoir accusé le coup, à s’agiter. Et il serait très aléatoire de prévoir jusqu’où elle pourrait aller…