Alors que la mise en application du nouveau statut particulier des travailleurs de l’éducation est annoncée pour le 31 mars prochain par le ministre de  l’éducation, Mohamed Ouadjaout, les enseignants du cycle primaire ne décolèrent pas et continuent à hausser le ton. Venus de toutes les régions du pays, ils étaient, aujourd’hui, des centaines d’enseignants  à se rassembler devant l’annexe du ministère de l’Éducation à Ruisseau (Alger) et à crier  leur colère devant le mutisme de la tutelle face à leurs revendications.

 «  Même diplôme, même salaire », « Notre force est dans notre unité », « Programmes médiocres, élèves épuisés et enseignants lessivés », »Liberté de manifestation, liberté d’organisation »… tels sont, entre autres, les slogans brandis et scandés par les protestataires qui sollicitaient une intervention urgente du ministère pour la prise ne charge effective de leurs doléances.  

Lancée  le 7 octobre de l’année écoulé, la protestation des enseignants du primaire qui a connu une accalmie lors des présidentielles  a repris de nouveau  ses actions cycliques  en bousculant encore une fois le cursus scolaire des milliers d’élèves.

Rejetant les  amendements introduits dans le statut particulier qu’ils jugent insignifiants, les enseignants exigent la satisfaction totale de leur plate-forme de revendications. Pour rappel,ils revendiquent, notamment,une augmentation salariale de 30000 dinars,  l’application du décret présidentiel 14/266 du 28 septembre 2014 fixant la grille indiciaire, l’équité entre les enseignants des trois paliers de l’éducation en termes de volume horaire et de classification, l’introduction de la spécialisation dans le cycle primaire et  le rattachement des écoles primaires au ministère de l’éducation.