Le groupe Mazouz se dit confiant sur le devenir de cette entreprise qui réunit plusieurs filiales dans divers secteurs d’activité.

 « Nous sommes optimistes en dépit des problèmes que notre groupe vit depuis presque une année », a indiqué le PDG par intérim, M. Naim Mazouz, fils d’Ahmed Mazouz qui purge une peine de sept ans de prison pour, entre autres, « financement illicite de partis politique »

Le dirigeant de cette holding qui emploie plusieurs milliers de travailleurs a tenu à souligner qu’il avait une confiance entière en le gouvernement « afin de débloquer certains verrous qui empêchent nos filiales de reprendre du service ».

 Invité par le Forum d’Al Lika, à la Maison de la presse Tahar Djaout, M. Naim Mazouz a rappelé que la « crise » a touché pratiquement toutes les entreprises du groupe.

 « A commencer par le complexe d’assemblage de véhicules lourds et de transport qui ne fonctionne plus depuis plusieurs mois ».

 « Nous avons près de 7000 conteneurs bloqués au port d’Alger renfermant pas moins de 20.000 kits d’assemblage de bus, de camions et de matériels de travaux publiques. Cet état de fait nous a énormément fait du tort dans la mesure où sur 2000 employés, nous avons été contraints de libérer 800 pères de familles. C’est peinant de voir nos travailleurs chômer », a ajouté le dirigeant du groupe Mazouz, ajoutant qu’il faut rester « optimiste » au vu des engagements faits par les plus hautes autorités du pays pour ce qui de la préservation de l’outil de travail relevant du secteur privé.

 Evoquant le secteur de l’automobile qui est le plus important en matière d’investissement du groupe, M. Naim Mazouz a signalé que le taux d’intégration, actuellement de 15 %, devra passer à presque 70 % très prochainement.

 « Nous sommes en pourparlers avancés avec nos partenaires chinois pour produire en Algérie les principaux organes du véhicule : moteur, boite de vitesse, tôlerie, pneumatique ».

 « Autant dire que nos bus (HIGER), nos camions (SHACMAN) et nos véhicules légers et semi légers (CHERRY) seront du véritable Made in Algérie. Ce qui nous permettra aussi d’exporter », a expliqué le jeune manager du groupe.

 Pour ce qui de l’agroalimentaire, M. Naim Mazouz a informé l’assistance que le complexe des boissons Ngaous vit actuellement en dessous de ses capacités, entrainant ainsi la mise au chômage technique de milliers de travailleurs.

 « Nous fonctionnons à 10 % des capacités du complexes. De 1 million de tonnes de production, nous sommes aujourd’hui à 40.000 tonnes. C’est insignifiant pour un complexe qui exportait vers la France, le Canada, les EAU etc…M.

 Naim Mazouz a évoqué également le méga-complexe de fabrication sucrière à Larbatache, près d’Alger, dont les travaux de réalisation ont atteint 95%.

 « Nous procèderons dans 2 mois au maximum aux essais. La production suivra tout de suite après », a indiqué le PDG, soulignant que le prix du sucre devrait être vendu au consommateur pour un prix d’environ 55 DA.