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Campagne présidentielle (J+11): Tebboune annule deux meetings

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Plus de dix jours après le lancement de la campagne présidentielle qui se déroule sans public en sus d’arrestations de protestataires et des appels au boycott que déjà certains candidats montrent leurs crocs. Abdelkader Bengrina a promis de libérer le moudjahid Lakhdar Bouregâa, s’il venait à être élu. Il a appelé les autorités, selon ses propos à faire preuve de «clémence» à l’égard des jeunes qu’ils qualifient d’égarés : «Comme on a été cléments avec ceux qui ont pris hier les armes contre l’Etat, on peut être cléments avec ces jeunes même si nous ne sommes pas d’accords avec eux», a-t-il plaidé.

Bengrina a exclu l’extension de cette mesure aux membres de la bande : «Cela ne signifie pas que je demande la libération de la Issaba. Je ne m’immisce pas dans les décisions de justice concernant des personnes qui ont comploté contre l’Etat, corrompus, et propagé la hogra au milieu des Algériens», a-t-il précisé. Il a promis de promouvoir la réconciliation nationale à travers «l’équité» en faveur des personnes ayant milité au sein de partis «bannis», dit-il allusion claire et franche à l’ex FIS.  Bengrina a aussi dénoncé le découpage administratif décidé par le Conseil des ministres, en estimant que Bedoui «n’a pas les prérogatives de prendre une décision. Avez-vous pris cette décision pour frauder aux élections», s’est-il interrogé.

Après avoir chahuté lundi dernier son concurrent Abdelkader Bengrina, des manifestants de Bouira se sont rassemblés ce mercredi pour exprimer leur refus de la visite d’Ali Benflis. L’accueil réservé à l’ex-Chef du gouvernement a été plus tendu : des interpellations ont été enregistrées, ainsi que des blessés, en raison des bousculades. Ces derniers ont été transférés à l’hôpital de Bouira. Ses meetings ayant déjà, depuis le début de sa campagne, subi des perturbations à Biskra, à M’sila et à Tlemcen, Ali Benflis a affirmé regretter la « qui a touché ses détracteurs», qui ont pour certains écopé de peines carcérales. Ali Benflis a mis en garde à partir de Ghardaïa, contre les «discordes» qui menacent le pays, s’engageant à être le «rassembleur» des Algériens. Benflis a ajouté que l’Algérie, qui fait face à «des difficultés», est menacée par «des discordes et des dangers», appelant à «s’attacher au nationalisme et à l’unité et à rester fidèle au serment des chouhada». 

Mettant l’accent sur l’impératif de conforter l’Etat national, il a tenu à saluer le hirak populaire qui «a fait tomber la bande», soulignant que la prochaine présidentielle «constitue une occasion pour mettre en garde le peuple contre les tentatives des résidus de la bande visant à reconduire l’Algérie à l’ère de la corruption». Pour lui son programme électoral vise à «instaurer un système politique, choisi par le peuple et bénéficiant de la légitimité, un système qui consacre l’égalité entre les citoyens et entre toutes les régions du pays, qui mette un terme aux disparités et demande des comptes aux responsables». Évoquant la situation locale dans la wilaya de Ghardaïa, Ali Benflis a rappelé les «incidents survenus» dans la région il y a quelques années, les «imputant à l’ancien régime la responsabilité de ces événements». Abdelaziz Belaid, a indiqué à Alger que le pays «a besoin de son élite, notamment universitaire» pour construire de véritables institutions. Belaid s’est engagé à «donner la chance aux diplômés universitaires de prendre part à la construction des institutions de la nouvelle République».

Belaid s’est engagé dans son programme, à «ouvrir de grands chantiers», à mettre en place des centres d’écoute et de débat et à «encourager le dialogue en associant tous les acteurs et toutes les compétences nationales» à tous les niveaux en vue de «définir les contours et les fondements de l’Algérie nouvelle». Azzedine Mihoubi a indiqué à partir de Constantine que «l’Algérie n’est pas une république bananière. C’est un pays libre, souverain capable de relever tous les défis». Rappelant que Massinissa s’est tenu, il y a des siècles, sur une colline à Constantine pour clamer «l’Afrique aux Africains» Mihoubi a clamé :«Nous disons aujourd’hui l’Algérie aux Algériens» a-t-il ajouté.

Ensuite il s’est engagé à «réformer le système de l’enseignement supérieur» en vue de relancer le rôle de l’université dans le développement socio-économique du pays. Mihoubi a mis en avant «la nécessaire révision du système universitaire de manière objective et scientifique», une réforme à laquelle prendront part toutes les parties concernées parmi les enseignants, experts et syndicats, et ce en vue de «formuler une nouvelle conception au diapason de l’époque et d’ériger l’université en un puissant levier de développement». Sur le volet économiqueMihoubi a mis l’accent sur la «nécessaire réactivation de la diplomatie économique» dans le «drainage des investissements» et la «promotion des exportations algériennes».

Abdelmadjid Tebboune peine à continuer son périple électoral. Il a annulé ce mercredi coup sur coup deux (2) meetings après celui du premier jour. Les raisons de ces annulations ne sont pas encore connues. Mais la défection de son directeur de campagne hospitalisé avant hier en serait peut-être la cause. Il faut dire que sa campagne électorale prend du plomb dans l’aile à dix jours de la fin. Sa direction de campagne est restée étrangement muette. 

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