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35e vendredi de mobilisation : La flamme maintenue

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La révolution du sourire aligne, maintenant derrière-elle, huit mois de mobilisation populaire menés d’une façon qui impose le respect. Depuis le 22 février dernier, des milliers d’Algériens sortent  deux à trois fois par semaine dans les rues, pacifiquement, sourire chevillé aux lèvres, de manière synchronisée pour exprimer leur ferme détermination à en finir avec le régime qui a régenté  d’une main de fer le pays, depuis 1962.

En dépit du black out médiatique imposé à ce mouvement, dès ses premiers mois, dans la quasi totalité des médias nationaux, il continue quoiqu’on en dise  à constituer le sujet majeur, sinon la problématique majeure de la scène nationale.

Depuis maintenant huit mois, la flamme mobilisatrice et contestataire  continue d’illuminer les rues des principales villes du pays. La mobilisation d’aujourd’hui est une preuve que le mouvement n’a rien perdu de son dynamisme et  de son efficacité.

Comme  attendu  ce 35e vendredi de mobilisation, coïncidant avec le 58e  anniversaire des évènements d’octobre 1961, a été un autre jalon dans la volonté des Hirakistes à maintenir leur contestation jusqu’à la concrétisation de leurs principaux mots d’ordre.

Dans les quatre coins du pays, il a été réitéré  encore une fois, pour le 35e vendredi successif,  les slogans phares du mouvement « Système dégage !», «  Etat civil, non militaire !», «  Pour un état de droit ! », « Libérez les détenus d’opinion !», « Pour une justice indépendante et une presse libre !» « Pas d’élections avec les issabat !».

Les symboles du pouvoir ainsi que la nouvelle loi sur les hydrocarbures et la loi de finance 2020 ont été particulièrement visés par les slogans, parfois sarcastiques, des Hirakistes qui estiment que l’avenir du pays  et des futures générations  se retrouve une fois encore  hypothéqué à cause des décisions hâtives du gouvernement.

Ces lois ainsi que la feuille de route des présidentielles imposée par le pouvoir attisent davantage la colère de la rue qui juge que les décideurs font peu de cas de la volonté populaire.

« Nous allons continuer notre révolution jusqu’à son aboutissement » signalent les manifestants.  Si pour le pouvoir, c’est l’argent sale  qui entretient le pourrissement et qui tente maintenir cette instabilité chronique pour faciliter le retour des « anciens décideurs de l’ombre »,  pour les manifestants, c’est  l’entêtement du pouvoir à imposer de façon unilatérale des feuilles de route qui empêche une véritable sortie  de crise.

L’élection présidentielle du 12 décembre  telle qu’elle est préparée actuellement est jugée par eux comme une opportunité pour  l’ancien régime de revenir  aux commandes du pays. Aussi justifient-ils leur revendication d’une période de transition démocratique seule à même de couper définitivement l’herbe sous les pieds des symboles et de la clientèle de l’ancien régime.

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