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Visite d’une délégation du FMI : « une ingérence et une provocation », selon le PT

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La visite d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI) prévue en Algérie au cours de ce mois serait « une ingérence inacceptable et une provocation à l’égard du peuple algérien qui ne cesse de réaffirmer depuis le début de la révolution du 22 février son refus de toute ingérence dans les affaires du pays », a réagi le secrétariat permanent du Parti des travailleurs.

Dans son communiqué, le PT précise que selon un quotidien d’information, « les experts du FMI devraient séjourner à Alger pendant une semaine ; une période durant laquelle ils devraient rencontrer des membres du gouvernement, le gouverneur de la Banque d’Algérie et les responsables d’autres institutions ».

« Dans toutes les manifestations, sur tout le territoire national, des manifestants brandissent des pancartes et des banderoles sur lesquelles sont inscrits des slogans tels que « Ni Washington, ni Paris, ni Riadh, ni Abu Dabi, la solution est en Algérie », rappelle le communiqué, ajoutant que le Parti des travailleurs « n’a cessé d’œuvrer à organiser la défense de cette souveraineté en organisant notamment plusieurs conférences internationales ici même en Algérie, considère que la venue de cette délégation du FMI dans notre pays et en ce moment précis comme une ingérence intolérable ».

Le parti de Louisa Hanoune « considère qu’aucun algérien attaché à la souveraineté de notre nation ne peut accepter que les experts de cette institution qui a imposé des plans meurtriers mettant en faillite de nombreux pays dans le monde, conduisant plusieurs d’entre eux à la dislocation, viennent nous dicter leurs orientations économiques et leurs réformes.

Le peuple algérien n’a pas oublié son sinistre Plan d’ajustement structurel (PAS), imposé à notre pays dans les années 1990 et qui a conduit notamment à la fermeture de 1500 entreprises publiques et au licenciement de centaines de milliers de travailleurs ».

« Ni Fonds monétaire international (FMI), ni Banque mondiale, ni OMC ni Accord d’association avec l’Union européenne, la politique économique doit être exclusivement algérienne.

Cela veut tout simplement dire des politiques conformes aux aspirations de la majorité du peuple algérien », ajoute le PT soulignant que « la majorité ne saurait accepter ces politiques contre lesquelles elle se révolte partout dans les villes comme dans les campagnes, car elles la plongent déjà dans la misère et la précarité du chômage, du manque d’eau potable, d’absence de raccordement au gaz et à l’électricité, du manque de logements, de la dégradation des prestations médicales dans les hôpitaux, quand ils existent, … etc ».

« C’est pour en finir avec cette situation de mal-vie que le peuple c’est révolté le 22 février, et que malgré les menaces, la répression, les manœuvres politiques, … il maintient sa mobilisation seul issue pour en découdre avec ce système qui est seul responsable de cette situation », indique le communiqué.