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Contrat avec l’Etusa : Tahkout engrangeait près d’un milliard par jour sans aucun effort

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L’affaire  Tahkout n’a pas livré tous ses secrets. L’empire Tahkout n’est pas une mince affaire pour que la justice s’y penche avec célérité et identifier aussi rapidement les méfaits occasionnés au Trésor public.

Au-delà du préjudice causé par l’usine dite « de montage de voiture », un autre « filon » trouvé par Tahkout pourra révéler l’ampleur des dégâts occasionnés avec, bien entendu, la complicité des responsables. L’entreprise de transport mise sur pied par Tahkout est loin d’être blanche comme neige.

Il suffit, ainsi, de voir les montants des contrats signés avec l’Etablissement de transport urbain et suburbain d’Alger (ETUSA) pour s’en saisir. Ainsi, selon une source, Tahkout loue quelques 400 bus à l’entreprise de transport publique de la capitale.

Dans le contrat, il est précisé que chaque bus est rémunéré à hauteur de 18.000 Da par jour. Pour les 400 bus, Tahkout engrange  7.200.000 Da par jour, rien que pour ce contrat. L’Etusa paye les 18.000 Da même pour les journées non-travaillées.

Sur le même contrat, la durée n’est jamais inférieure à un an. En plus de cette somme faramineuse dépensée chaque jour, à savoir, 7 million de dinars, le chauffeur et le receveur, ainsi que le carburant sont à la charge de l’Etusa qui se trouve à louer des bus pour des montants qui dépassent de très loin le prix de ces mêmes véhicules.

Cela étant dit, la mise sous mandat de dépôt de Tahkout et des membres de sa famille ainsi que l’ancien directeur de cette entreprise et l’enquête qui devrait révéler les dessous de cette affaire sont loin d’être de simples faits de mauvaise gestion, mais de participation à une opération de dilapidation de deniers publics et du Trésor.

Cette affaire dont il est difficile de mener une quelconque investigation reste l’une de plus anodines concernant l’empire Tahkout. Ce groupe, s’il en est vraiment un, est finalement bâti sur une esbroufe qui révèle l’ampleur du massacre fait au pays durant les 20 ans de règne de Bouteflika et de ses acolytes.