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Alors que Nezzar a été entendu comme témoin Hanoune inculpée pour complot

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Le général à la retraite, Khaled Nezzar, a été entendu, ce mardi, par le juge de tribunal militaire de Blida en tant que témoin dans l’affaire de Said Bouteflika. L’audition qui a duré plus de deux heures, a porté sur les contacts qu’a eus le général à la retraite avec Said Bouteflika et sur «l’état de siège» que ce dernier projetait décréter en cas de troubles, suite à l’imposition du cinquième mandat, selon les dires de Khaled Nezzar. L’ancien ministre de la Défense a fait part de son témoignage au sujet la tentative de limogeage par Said Bouteflika de Gaid Salah de son poste de chef d’état-major de l’armée et son remplacement par un autre général proche de l’entourage de l’ancien président, toujours selon la déposition faite par Nezzar.

 Louisa Hanoune mise en détention provisoire depuis quelques jours par le tribunal militaire de Blida a été officiellement inculpée de complot contre l’Armée et contre l’Etat en corrélation avec celle de Said Bouteflika, le général Toufik et le général Tartag.

Son avocat Mokrane Ait Larbi a apporté un certains d’éléments d’appréciation, expliquant qu’après la procédure de constitution et l’autorisation de consulter le dossier, il a pu entrer en contact avec sa mandante. Après avoir expliqué certains détails de procédure, il revient sur la convocation de Mme Hanoune, indiquant à ce propos qu’elle s’est «rendue de son plein gré au tribunal de Blida, en réponse à une convocation.

Entendue en qualité de témoin, elle s’est vue par la suite signifier par le juge d’instruction deux accusations et un mandat de dépôt». S’agissant de ces accusations, à savoir «conspiration dans le but de porter atteinte à l’autorité d’un chef militaire», selon l’article 284 du code de justice civile et passible de 5 à 10 ans de prison, et «complot en vue de changer le système», selon l’article  77 du code de justice civile, passible de la peine de mortMe Ait Larbi affirme que «ces précisions faites, toute autre prétendue accusation, serait une atteinte à la présomption d’innocence et aux droits de la défense garanti par la Déclaration universelle des droits de l’homme », conclut Mokrane Ait Larbi.