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Un vent de panique souffle au sein FCE. Après l’arrestation de l’ex président, Ali Hadad au niveau des frontières tunisiennes, plusieurs vices présidents du FCE sont dans le collimateur de la justice. Selon nos sources, ils sont en tout 9 à faire l’objet d’une enquête. Ces investigations n’ont pas commencé récemment. Les enquêteurs disposent de dossiers qui remontent à plusieurs années pour des faits de corruption mais aussi de passe droits dont avaient bénéficié les entreprises ou groupes de certains adhérents au FCE durant le règne de Ali Haddad et ses prédécesseurs.

Des industriels et des responsables d’associations  patronales  sont également concernés par ces enquêtes. L’express DZ a consulté la liste de tous ces gros bonnets qui ont profité du système durant près de 20 années  mais pour des raisons de secret de l’instruction ne peut pas divulguer des noms.

Rappelons que lundi, le procureur de la République a ouvert des enquêtes contre « certaines personnes » soupçonnées de corruption, en les  empêchant notamment de transférer des avoirs à l’étranger ou de quitter le pays.

Il faut dire que depuis le déclenchement du mouvement populaire le 22 février, dont l’une des revendications phare est de chasser tous les hommes d’affaires corrompus, le FCE en particulier a littéralement implosé.

Après le départ de Haddad, c’est une avalanche de démissions qui a été annoncée par plusieurs chefs d’entreprises membres de  cette organisation. Au lendemain des manifestations historiques qui ont réuni des millions d’Algériens dans la rue, plusieurs hommes d’affaires ont annoncé leur démission du FCE à l’image du le PDG d’alliance assurance, Hassen Khelifati et du secrétaire général de cette organisation.

En fait, le FCE a connu plusieurs défections de membres importants depuis le soutien déclaré de l’organisation, à un 5ème mandat de Bouteflika. Aussi, Laïd Benamor, vice-président du FCE, a lui également annoncé sa décision de se retirer du patronat. Avant, le Président Directeur Général de SOGEMETAL, Arezki Aberkane, avait annoncé son retrait de l’organisation et ce, suite à « des propos insultants à l’égard de la population de la wilaya de Tizi-Ouzou » tenus par Ali Haddad.

Enfin aucun membre du forum des chefs d’entreprises n’ose prendre l’intérim de la présidence pour continuer à gérer l’organisation qui symbolise à elle seule cette oligarchie dénoncée par des millions d’Algériens.