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Mouvement populaire: Le forcing des éléments de l’ex FIS

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Le mouvement populaire déclenché le 22 février, est resté fidèle à son principe, « pacifique pacifique ». Mais la force de ce mouvement a réveillé certains de leur sommeil profond qui ont voulu chevaucher la vague du mouvement populaire pour réaliser ce qu’ils n’avaient pas pu le faire pendant des décennies.

Il s’agit en fait des restes de « l’ex FIS » interdit, qui veulent, selon les observateurs, contourner le mouvement populaire et récolter les bénéfices de leurs propres intérêts et réveiller le rêve d’établir un Etat islamique en Algérie, où plusieurs personnalités politiques et des droits de l’homme de différentes tendances idéologiques ont annoncé l’établissement  » du changement « . Force est de constater malheureusement l’inclusion de visages et de personnalités qui se croisent , intellectuellement et idéologiquement dans une contradiction claire et étrange.

En fait, les membres de l’ex-fils veulent saisir cette occasion pour revenir à la scène politique. Participer aux manifestations, ou même aux différentes réunions de l’opposition.  Tous les moyens sont bons pour eux. L’opposition veut aussi et à tout prix impliquer les anciens acteurs du FIS dissous. Lors d’une des réunions de l’opposition, chez Abdallah Djabbalah (Front de la Justice et du Développement) deux leaders du Front islamique du Salut (FIS dissous) étaient présents. Il s’agit de Kamel Guemazi et Ali Djeddi, tout deux anciens membres du Conseil consultatif du parti à l’origine de la décennie noire en Algérie.

Mais le peuple algérien, surtout les jeunes, ne veut plus tomber dans ce piège. Plus mûr et plus conscient, il rejette toute appartenance à un mouvement ou à un parti politique.   Meilleurs démonstration, le 15 mars, à Alger, lorsque Abdellah Saad Djaballah et le député du parti El Adala, Lakhder Benkhelaf qui avaient rejoint le mouvement populaire après la prière du vendredi, étaient soutenus par une vingtaine de jeunes qui scandaient des slogans islamistes et appelaient à bâtir un État islamique.

À peine quelques mètres parcourus, les manifestants qui soutenaient Djaballah se sont retirés un à un après avoir réalisé qu’ils étaient « du mauvais clan ». Et les deux leader des partis islamistes ont été « chassés » de la manifestation.

Ce n’était pas la première fois que des représentants de l’islam politique sont chassés de manifestations contre le régime en Algérie. Le 8 mars, Abderrazak Makri, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), avait été lui aussi conspué par les manifestants.

Les manifestants contre la prolongation du quatrième mandat de Bouteflika ne s’opposent pas seulement au président mais à tout le régime, comme en témoigne le slogan « système dégage ! ». Ils s’opposent également à la récupération de la contestation par des courants conservateurs, dont les islamistes font partie.