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Rapport 2019 de Freedom House sur la liberté et la démocratie: L’Algérie toujours mauvais élève

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Le dernier rapport 2019 publié en ce mois de février par l’ONG américaine, Freedom House, classe encore une fois l’Algérie parmi les pays qui pointent à la dernière place du classement mondial. L’Algérie est en effet classée à la 151ème position sur 210 pays en termes de liberté et de démocratie avec une note globale de 34/100. Dans le domaine des droits politiques l’Algérie a récolté un score de 5,5/7, 6/7 dans les droits civils et 5/7 en matière de libertés.

Ce classement axé sur les trois principaux sous-indices du rapport à savoir les Libertés civiles, les droits politiques, et la liberté, avoir 7 points signifie que le pays n’est pas libre. En clair, plus la note se rapproche de 7 moins la liberté et la démocratie sont garanties selon le classement de Freedom House. Ainsi l’Algérie est classée dans la catégorie des pays «moins libres»  au même titre que la grande majorité de la sphère arabo-musulmane.

En Afrique du nord, l’Algérie arrive derrière la Tunisie classée à la 88ème position et le Maroc à la 144ème place.  Elle fait un peu mieux que ses voisins la Mauritanie (152e),  la Libye (196e) et l’Égypte (172e). Dans le monde arabe, l’Algérie est aussi mal classée par rapport au Liban (134e), la Jordanie (147e). Le rapport est très critique vis-à-vis de l’Algérie et ses voisins, Freedom House signale : «des États autoritaires du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont continué à réprimer leur dissidence».

Le bas du classement est occupé par le Soudan du Sud, le Turkménistan, l’Érythrée, le Tibet et la Syrie. Les auteurs du rapport 2019 de Freedom House soulignent dans leurs conclusions que : «les
droits politiques et les libertés civiles ont diminué dans 68 pays, alors que seuls 50 pays ont réalisé des progrès». Une autre enquête toute aussi récente réalisée par comparitech.com sur 60 pays et
dévoilée ce jeudi 7 février classe l’Algérie comme étant le pays le moins bien classé en matière de cyber sécurité.

Cette étude prend en compte sept critères : la préparation pour gérer les cyberattaques,
les pourcentages de téléphones portables et d’ordinateurs infectés par des logiciels malveillants, le nombre d’attaques de logiciels malveillants financiers, le pourcentage d’attaques Telnet (par pays d’origine), le pourcentage d’attaques par des cryptominers, ainsi que la législation en matière de cybersécurité (dans quelle mesure celle-ci est à jour).

L’Algérie est le pays le moins bien classé en termes de cybersécurité selon cette étude, avec le plus grand
pourcentage d’ordinateurs infectés par un logiciel malveillant (sur les 60 pays) et l’absence de législation en la matière. Le pays est également mal noté en termes de préparation pour faire face aux
cyberattaques, mais aussi en termes du pourcentage de téléphones mobiles infectés par un logiciel malveillant.

Sur le critère du nombre d’attaques Telnet (par pays d’origine), l’Algérie est en revanche
parmi les pays qui ont le plus faible pourcentage. Encore une fois les autorités algériennes vont rejeter ces rapports comme pour les autres rapports publiés par les organismes internationaux.

Les autorités viennent de bloquer la création de la Confédération des syndicats algériens (CSA). Le ministre de la Justice Tayeb Louh a estimé mardi dernier que Les rapports des ONG internationales non gouvernementales sur la corruption en Algérie «ne dérangent point l’Algérie» devant les députés à qui il présentait un amendement du dispositif actuel de prévention et de lutte contre la corruption, il a déclaré que «l’Algérie ne doit obéir qu’aux mécanisme onusiens, lorsqu’il s’agit d’évaluer sa politique  en matière de lutte contre la corruption».
Selon le ministre de la Justice «les rapports des ONG internationales non gouvernementales qui ne prennent pas en considération les avancées réalisées par l’Algérie dans ce domaine ne nous intéressent pas».

Puis de revenir encore sur les rapports des ONG pour dire que «ce qui s’écrit ici et là sur le classement de l’Algérien ne nous intéresse point et encore moins nous inquiète, c’est l’évaluation onusienne  qui nous importe de prendre en considération».