Les nouvelles conditions pour l’octroi d’un visa Schengen imposées par l’Union européenne (UE) ont considérablement durci la délivrance de visas pour les citoyens algériens.

La procédure longue et difficile pour s’inscrire d’abord via le net puis pour avoir le fameux RDV et enfin pour obtenir le fameux OK est déjà en soi un parcours du combattant.

Selon des sources proches de l’agence VFS, un quota journalier est arbitrairement retenu. Sur six demandes, quatre sont rejetés et deux seulement acceptés. Cette approche a eu même l’accord oral des autorités algériennes qui auraient dit-on encouragé cette agence à faire plus.

Si avant l’agence TLS, aujourd’hui écartée au profit de VLS proposait un régime favorable à certaines catégories de population (entre autres les journalistes) cette fois-ci les professionnels des médias et les autres professions sont logés à la même enseigne que les autres catégories de la population.

Mais selon différentes sources, la France de Macron aurait délibérément exigé de durcir les conditions pour les journalistes en guise de réciprocité pour les journalistes français qui trouvent toutes les peines du monde à obtenir un visa d’entrée sur le sol algérien surtout lors des visites des officiels français.

La dernière mésaventure des trois journalistes du Monde, du Figaro, de Médiapart et du Quotidien de Yann Barthès a qui l’ont a refusé un visa lors de la visite de Macron en 2017 a poussé la France à agir de cette façon ou obéit-elle réellement aux nouvelles instructions comme ne cesse de le répéter l’ambassadeur français en Algérie Xavier Driencourt.

En 2016, lors de la visite de Manuel Valls, trois journalistes français avaient été privés de visa, dont deux du petit journal de Canal+, animé à l’époque par le même, Yann Barthès, qui avait, à plusieurs reprises démasqué les procédés peu orthodoxes, dont usait la télévision d’État algérienne, afin de vivifier le président Bouteflika. Une décision qui a poussé la quasi-totalité de la presse française à renoncer au voyage.