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Les défis de l’Algérie jusqu’en 2030

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L’Algérie  contrairement aux discours pessimistes démobilisateurs, connaissant certes une situation difficile, ne traverse pas une crise financière mais une « crise de gouvernance, risquant, si l’on n’y prend pas garde, de se transformer en crise financière horizon 2020. Il ne suffit pas de changer des modèles économiques ou de gérer la problématique de l’emploi par décret, mais de changer le modèle de gouvernance ne pouvant  plus réaliser une politique économique et industrielle copiée sur les schémas des années 1970.

Je considère que le rôle de l’intellectuel n’est pas de fonctionner aux ordres, de produire des louanges par la soumission qui est contre-productive pour le pouvoir lui-même en contrepartie d’une distribution de la rente, mais d’émettre des idées constructives, selon sa propre vision du monde, par un discours de vérité pour faire avancer la société. Méditons ces réflexions  pleines de sagesse  de John Maynard KEYNES grand économiste du XXème siècle pour qui « il vaut mieux que l’homme exerce son despotisme sur son compte en banque personnel que sur celui de ses concitoyen »,  du grand philosophe Aristote : « le doute est le commencement de la sagesse » et de  ce proverbe amazonien « quand on rêve seul, ce n’est qu’un rêve mais quand on rêve tous ensemble, c’est déjà le commencement de la réalité

1. Sphère informelle et efficacité des institutions

L’importance de la sphère informelle  a un impact sur le fonctionnement des institutions. L’extension de la sphère informelle est proportionnelle au poids de la bureaucratie qui tend à fonctionner non pour l’économie et le citoyen mais pour elle même en tant que pouvoir bureaucratique. Toute cela renvoie aux fondements anthropologiques, car pour le cas de l’Afrique, il y a dans la plupart des cas que les équipements anthropologiques intrinsèques qui modèlent le système politique et ses institutions. On peut émettre l’hypothèse que lorsque l’Etat agit par des mesures administratives autoritaires étant en retard par rapport à la société, cette dernière enfante des règles qui lui permettent de fonctionner. Dans la majorité des pays d’Afrique limitant les politiques socio-économiques nous avons une dualité frappante avec des logiques différentes tant pour la formation du salaire et du rapport salarial, du crédit(car existe une intermédiation financière informelle avec des taux d’usure) et du taux d’intérêt qui renvoient à la nature du régime monétaire dualiste.  Et peut-on parler tant de la citoyenneté civile, politique et d’une manière générale de la citoyenneté sociale lorsque la majorité des agents économiques vivant dans la sphère informelle ne payent pas leurs impôts ? Et là on revient à l’élément fondamental: la confiance et toujours la confiance, sans laquelle ne peut exister ni un système politique, ni un système économique fiable. Dans certains pays, il y a plus de confiance que dans d’autres. Des interviews de terrain  du docteur De Soto, grand spécialiste de la sphère informelle montrent qu’à une question en Suède : « Est-ce que vous faites confiance aux autres Suédois ? La réponse est que 65% des Suédois disent « oui, je fais confiance à un autre Suédois », Aux Etats Unis presque 54% des Américains disent oui, j’ai confiance aux autres Nord-américains. Quand on arrive au Brésil, c’est seulement 8% qui font confiance aux autres Brésiliens. Quant on arrive au Pérou, c’est 6% et les Argentins, entre 1 et 2%. Qu’en est-il pour l’Algérie  où le cash prédomine alors que la base de l’économie de marché et de l’Etat de droit comme l’a montré le grand économiste Joseph Schumpeter repose sur deux fondamentaux –le respect du contrat et le crédit.                       

Comme l’ont montré les travaux des prix Nobel  de sciences économiques entre 2009/2017   suite aux travaux d’autres prix Nobel de D. North,  pour renverser la tendance, les institutions à mettre en place doivent comprendre des règles formelles c’est-à-dire des règles codifiées au niveau légal (constitution, lois et décrets) et des règles informelles issues de rapports sociaux et de comportement réguliers et continus et qui n’ont pas fait l’objet jusque là d’une législation (routines et habitudes persistantes, coutumes, traditions, sanctions, tabous, croyances mythes).  Les enquêtes précises montrent que les institutions formelles et institutions informelles vivent dans le même espace et étant donc interdépendant et que de nombreuses règles formelles ne sont qu’une validation ex post de règles informelles issues de la tradition ou de la coutume et réciproquement, une institution formelle pouvant  être prolongée voire modifiée par une institution informelle. Cela pose la problématique des liens entre la bonne gouvernance et les institutions qui assurent l’amélioration de la qualité de la santé et de l’éducation des populations ainsi que leur consultation et leur participation au processus de développement. Fait nouveau depuis la fin du XXème siècle, les institutions internationales et les récents travaux de recherche prennent de plus en plus compte la révolution dans le système des télécommunications et l’intelligence économique en précisant qu’il faille différencier la conception de la société de l’information plus technicienne et celle de la société du savoir adopté qui prend en compte la dimension de transformation sociale, culturelle, économique, politique et institutionnelle, ainsi qu’une perspective de développement plus diversifiée.,  les nouvelles technologies de l’information et de la communication bouleversant les anciens stratégies mondiales. C’est que les mutations que connaît l’économie mondiale ont leur équivalent dans le domaine de l’information et de la communication. Elles ont une répercussion fondamentale sur la bonne gouvernance, sur l’urgence du renouveau du mode d’enseignement, sur tous les mécanismes de gestion tant centrale que locale des institutions et des entreprises : passage de l’organisation hiérarchique dite militaire, puis à l’organisation divisionnelle , puis matricielle et récemment à l’organisation en réseaux, ces organisations cohabitant souvent dans un même espace mais avec le déclin des anciennes organisations classiques, s’adaptant au nouvelles mutations économiques du passage de l’ère de la matérialité du XXème siècle à l’ère de l’immatérialité ère du XXIème siècle.

2.  Démocratie participative par la reformulation de la fonction de l’Etat

Il convient maintenant de se demander : que doit faire l’Algérie  pour mettre en place une bonne gouvernance condition d’ un développement multidimensionnel ?   Aussi,  il est important de cerner ce concept en vogue actuellement devant nécessairement faire le pont entre la micro- gouvernance et de macro- gouvernance, existant des liens dialectiques  entre la gouvernance politique et la gouvernance d’entreprise ce qui rend difficile de responsabiliser le manager  de l’entreprise publique en l’absence d’autonomie relative dans al gestion, devant se poser la  question:  qui est propriétaire d’une entreprise publique en cas de mauvaise gestion ? S’est –on soucié de la cohérence des institutions gouvernementales, à l’optimalité gouvernementale ou au niveau local où la responsabilité administrative devrait être couplé avec une homogénéisation économique et sociale d‘où l’importance du concept d’éco- pôles régional. Car excepté l’éducation et la santé comme le préconise le PNUD, qui contribuent indirectement et à moyen terme à la création de la valeur, les autres segments en Algérie  vivent du transfert de valeur de la rente des hydrocarbures, renvoyant à la distinction nécessaire entre les concepts de traitement et de salaires, et du calcul du taux de chômage réel souvent sous estimé pour des raisons politiques  En effet, comment ne pas constater le décalage entre la planification budgétaire et les priorités sectorielles ; l’absence d’interventions efficaces dues à un morcellement du budget résultant de la séparation entre le budget d’investissement et le budget de fonctionnement (récurrent) ; des passifs éventuels potentiellement importants, des écarts considérables entre les budgets d’investissement approuvés et les budgets exécutés; des longs retards et des surcoûts pendant l’exécution des projets, ce qui témoigne de la faiblesse de la capacité d’exécution des organismes d’exécution. Ces enjeux institutionnels et de gouvernance qui contribuent largement à limiter la réussite des projets à alourdir les coûts, renvoient à la faiblesse des réformes institutionnelles et micro-économiques, à l’instabilité juridique et souvent au retour vers le dirigisme étatique, à ne pas confondre avec le rôle stratégique de l’Etat régulateur en économie de marché concurrentielle, le programme de réformes étant à la traîne dans les domaines tels que la privatisation des entreprises publiques sur des bases transparentes, la modernisation du secteur financier et dans des domaines de la gouvernance tels que la réforme de l’administration fiscale et de l’appareil judiciaire. Dans ce cadre, il  y a urgence d’une plus grande efficacité de la dépense publique face à la crise,  l’inefficacité accroissant les tensions sociales et budgétaires notamment des services collectifs  du fait que  ces segments sont importants en tant qu’éléments devant favoriser la création de surplus, la fonction étatique devant s’inspirer des normes économiques spécifiques dont on ne peut leur appliquer les principes de productivité des entreprises. Pourtant la difficulté de quantification n’exclut en aucune manière l’analyse qualitative, existant à la lumière de l’expérience des pays développés des instruments pour améliorer la gestion. Les travaux d’analyse, des coûts / avantages sociaux, les techniques américaines du Planning programming budgetary system (PPBS) ou françaises, technique de la rationalisation des choix budgétaires reposant sur la décomposition des dépenses publiques par objectifs aux moindres coûts, sont d’un apport appréciable pour les audits sur les services collectifs afin de tester de leur efficience. Il s’agit au sein de sous-sections compartimentées de définir une fonction -objectif permettant d’atteindre l’optimum sous réserves de contraintes tant internes qu’externes.. Mais globalement  l’efficacité   des  institutions doit reposer sur une vision stratégique renvoyant à l’approfondissent de al réforme globale. D’où l’importance d’ une redéfinition du nouveau rôle de l’Etat dans le développement économique et social et d’une manière claire le droit de propriété, donc les relations entre l’Etat et le marché qui doivent procéder d’une démarche pragmatique par une définition des règles incitatives ; la production d’une culture politique participative ; une communication institutionnelle efficiente ; l’élaboration d’un nouveau consensus politique permettant de dégager une majorité significative dans le corps social en faveur des réformes. Il s’agit là d’une entreprise d’envergure consistant principalement à  réorganiser le champ de l’information et de la communication pour plus de concurrence car l’information en ce XXIème siècle n’est plus le quatrième pouvoir mais le cœur du pouvoir même; réorganiser le mouvement syndical et associatif dont la promotion de la femme signe de la vitalité de toute société ;  la réforme de la justice par l’application et l’adaptation du Droit tant par rapport aux mutations internes que du droit international ; adapter le système éducatif, centre d’élaboration et de diffusion de la culture et de l’idéologie de la résistance au changement et à la modernisation du pays ; la révision du foncier dans l’agriculture et une nouvelle politique de gestion de l’eau, cette or bleu qui risque de faire l’objet de guerres fratricides durant le XXIème siècle et concernant d’ailleurs tous les continents mais particulièrement l’Afrique ( le cas des eaux du Nil qui traverse plusieurs territoires pour l’Afrique est à méditer) et enfin  la  réforme du système financier qui est un préalable essentiel à la relance de l’investissement privé national et étranger, les banques publiques et privées étant au cœur d’importants enjeux de pouvoir entre les partisans de l’ouverture et ceux de préservation des intérêts de la rente. Elle est considérée, à juste titre, comme l’indice le plus probant de la volonté politique des Etats d’ouvrir ou non l’économie nationale à la libre entreprise. D’une manière générale,  la réussite des  réformes institutionnelles et l’optimalisation de la  dépense publique  impliquent plus de décentralisation à ne pas confondre avec l’avatar néfaste du régionalisme  et  de la   déconcentration qui renforce la bureaucratisation. Car la vision centralisatrice jacobine annihile les créativité.  La régionalisation économique  est une voie salutaire pour bon nombre de pays  évitant l’autoritarisme d’en haut de peu d’efficacité tant économique que sociale impliquant des institutions appropriées. Dès lors, une  réorganisation du pouvoir local dont la base est la commune, pour une société plus participative et citoyenne s’impose, réorganisation fonction de la revalorisation de la ressource humaine renvoyant à l’urgence de la révision du statut de la fonction publique et du système fiscal. Les collectivités locales doivent se préparer à une mutation radicale devant faire passer du stade de collectivités locales providences à celui de collectivités entreprises responsables de l’aménagement du développement et du marketing de leur son territoire.. Pour répondre à cet enjeu majeur, on doit miser sur la valorisation du territoire et l’organisation du développement autour d’espaces équilibrés et solidaires (éco- pôles qui regrouperaient universités- centres de recherche- entreprises- chambres de commerce- administrations) tenant compte de l’urgence d’une urbanisation maîtrisée (actuellement anarchique avec des coûts directs et indirects faramineux) et de la protection de l’environnement et du cadre de vie qui se dégradent de jour en jour . Il ya urgence de la mise en place de nouveaux mécanismes de régulations sociales devant revoir la gestion des caisses de retraite et de la sécurité sociale, les subventions ciblées devant dorénavant être budgétisées non plus au niveau des entreprises mais sur le budget de l’Etat. L’avenir est dans une plus grande flexibilité de la force de travail reposant sur une formation permanente et notamment dans les gisements importants d’emplois sur les activités de services, des emplois de proximité, ce qui impliquera le développement important dans les années à venir des services marchands rendus nécessaires par l’élévation du niveau de qualification.  C’est dans ce cadre qu’il y a lieu de distinguer plusieurs formes de protection.  Outre toutes les entités religieuses d’assistance qui dans les sociétés traditionnelles jouent un rôle souvent important, fondamentalement nous avons quatre institutions qui jouent un rôle décisif dans la couverture des risques de l’existence, et ceci d’une manière à la fois concurrente, complémentaire et solidaire : la famille et la tribu, l’entreprise, les marchés et l’Etat.  Premièrement la famille et la tribu peuvent être considérées, d’un point de vue économique, comme une « petite société d’assurance », où l’on mutualise les risques. Encore que la contraction de la famille élargie, le développement de l’instabilité familiale, l’éclatement des tribus pour des raisons de mutations sociologiques et économiques surtout avec l’exode et le taux d’urbanisation ont en quelque sorte appelée de nouvelles formes d’interventions de l’Etat, qui avec des moyens financiers limités a accentué le divorce Etat/citoyens.. -Deuxièmement l’entreprise est appelée à l’avenir  à jouer comme facteur de gestion des risques de l’existence. Cette question du partage des risques ouvre le débat concernant le développement d’un nouveau  mode de développement, ni capitalisme sauvage, ni bureaucratie-étatique,   fondé à la fois certes sur l’efficacité mais également sur une profonde justice sociale.  Le troisième acteur historique de la protection sociale, ce sont les marchés. .. L’épargne, l’assurance et la prévoyance ont été posées dès le début du XIXe siècle comme le principal moyen de se protéger contre les risques de l’existence -Enfin, quatrièmement, entre ces trois ensembles d’institutions famille/tribus, entreprise, marchés, intervient l ‘Etat dont la fonction a largement évolué en tant qu’institution en intervenant en matière de protection sociale comme employeur, pour aménager le statut des fonctionnaires et avec l’institution de la Sécurité sociale, l’Etat fait de la protection sociale une de ses fonctions fondamentale.

3. Refonte des  relations internationales et   intégration régionale

Il est illusoire de penser gouvernance en en termes d’Etats Nations. En effet, L’émergence d’une économie et d’une société mondialisées et la fin de la guerre froide depuis la désintégration de l’empire soviétique, remettent en cause d’une part la capacité des Etats- nations à faire face à ces bouleversements et d’autre part les institutions internationales héritées de l’après-guerre. Car, en l’absence d’institutions internationales réformées tenant compte des nouvelles mutations mondiales et notamment des pays émergents, capables de prendre le relais de la souveraineté étatique défaillante, le risque est que le seul régulateur social demeure les forces du marché à l’origine d’ailleurs la crise mondiale actuelle. L’objectif stratégique est de repenser tout le système financier mondial issu de Breeton Woods en 1945 en intégrant le défi écologique, car en ce début du 21ème siècle, des disparités de niveau de vie criardes font de notre planète un monde particulièrement cruel et dangereusement déséquilibré..  D’où l’importance de dépasser la vision étroite des micro- Etats suicidaire pour le Maghreb et l’Afrique  qui a un poids économique insignifiant au sein du commerce mondial .Il faut aller vers le concret loin des discours puisque l’ensemble des points soulevés concernant cette intégration, ont été au centre des résolutions de l’Association Europe Afrique tenue à l’Unesco fin 1993 sous la présidence d’un grand défenseur de l’Afrique Pierre Moussa et co-présidé par Thabo Mbeki alors vice président de l’Afrique du Sud auxquels j’ai participé à travers une communication sur l’urgence de l’intégration de l’Afrique et du  Maghreb   face aux stratégies euro-méditerranéennes, Et également  lors du mouvement international européen tenu à Alger du 24 au 26 février 2006 sous la haute présidence de son Excellence Mr  Abdelaziz BOUTEFLIKA , Président de la République, dont j’ai  eu  l’honneur de présider l’atelier investissement, assisté du Directeur de la Banque Européenne d’ Investissement ( BEI) où l’objectif du développement du Maghreb était de s’inscrire dans le cadre euro méditerranéen  reposant sur  un dialogue fécond entre le Nord- le Sud pour une prospérité partagée . Aussi,  au moment  où les grands espaces socio- économiques dominent, basés sur la maîtrise des innovations technologiques, la révolution dans le domaine de l’information, le contrôle des circuits commerciaux et financiers et en prenant en compte les effets des mutations  mondiales  qui devraient  entraîner un bouleversement géostratégique et économiques entre 2018/2030 , des stratégies d’adaptation  s’imposent. Devant éviter toute analyse unilatérale déterministe,  l’on devra pour cette stratégie nouvelle  insister  sur la solidarité du Politique, de l’Economique, du Social , du Culturel  et  de l’histoire fondement de la connaissance , facteurs inextricablement liés au sein d’un univers de plus en plus globalisé,. Un changement culturel de bon nombre de responsables s’impose pour comprendre les nouvelles évolutions du monde  avec cette préoccupation majeure en ce XXIème siècle, le défi écologique qui nous impose un changement profond dans les deux prochaines décennies de notre mode de production et de consommation si l’on veut éviter un désastre planétaire qui touchera en premier lieu les pays les plus pauvres, dont l’Afrique. Devant cette situation évolutive, le monde étant en perpétuel changement, l’Algérie recèle d’importantes potentialités de sortie de crise  et d’une manière générale, l’Afrique qui est  un continent prometteur comme l’attestent les différentes rencontres USA/Afrique, Europe/Afrique, Chine/Afrique, Japon/Afrique Inde/Afrique Turquie/Afrique, rencontres non innocentes, s’insérant dans le cadre d’une lutte pour la reconfiguration géostratégique du monde.

Docteur Abderrahmane Mebtoul (ademmebtoul@gmail.com)professeur d’université en management stratégique expert international, membre du conseil scientifique  de la  Cafrad– institution  pan- africaine dépendante de l’Unesco spécialisé dans la formulation de nouvelles institutions pour l’Afrique où une conférence en 2015 de l’auteur a été donnée à Tanger,  dans le  cadre de la fondation ARGA en présence de ministres africains, des représentants des institutions internationales( Fmi-BM – CEE)  et d’experts en 2015 

Un excellent rapport a été élaboré par le Ministère des affaires étrangères (Algérie)  intitulé «  programme national   en matière de gouvernance (527 pages) structuré  en six chapitres ( MAE 2012) ainsi  -démocratie  et gouvernance politique – gouvernance et gestion économique- gouvernance des entreprises – développement socio-économique , questions transversales – point de vue de la société civile. Je tiens à remercier mon ami Abdelkader Messahel Ministre  des affaires étrangères  pour la remise de ce document