Alger | 23 Mai 2018

alliance assuarance

Le MSP sur le point d’imploser après la réélection de Makri

Hichem B Le


Makri et Soltani éternels rivaux

L’élection sans surprise d’Abderrezak Makri pour un second mandat à la tête du Mouvement de la société pour la paix (MSP) a déjà provoqué ses premiers remous.

En effet, nous apprenons que Menasra a mobilisé ses partisans pour former un clan à l’intérieur du parti et, le cas échéant, claquer la porte de cette formation.

« Il est anormal que tous les militants issus du Front du changement (FN) de Menasra n’occupe aucun poste de responsabilité dans les instances du parti », a dénoncé un proche allié de Menasra, estimant que « la purge a été organisée par Makri pour s’imposer à la tête du parti et être le seul interlocuteur de notre formation ».

Cette accusation venue d’un proche collaborateur de Menasra est partagée par l’ensemble des militants qui ont rallié la maison mère depuis juillet de l’an écoulé, à l’occasion de la fusion entre les deux formations.

Il n’est un secret pour personne que le retour de Menasra au bercail était aussi « une rompe de lancement » pour celui qui a été ministre de l’Industrie et qui, de surcroit, partage les mêmes orientations qu’Aboudjerra Soltani, soit, un retour au sein du gouvernement.

Avec la continuité décidée par le Majliss Echoura (Conseil consultatif), en maintenant Makri à la tête du parti, donc, une opposition frontale au régime, c’est les ambitions de Menasra et d’Aboudjerra qui volent en éclats.

C’est justement cet état de fait que Menasra a bien saisi, bien avant la tenue du dernier congrès, d’où sa décision de ne pas se présenter en rival de Makri.

« Il savait que le out a été ficelé par le clan Makri », confirme notre source, ajoutant que « Menasra représente un courant dont la politique est moins agressive contre le pouvoir que Makri qui est obnubilé par ses soutiens étrangers ».

Si le retrait des anciens du Front du changement se confirme, c’est tout le parti qui perdrait une bonne partie de sa base. Nonobstant ceux que drainerait Aboudjerra avec son retrait avec Djaâboub qui sont éjectés, eux aussi, des instances du parti. Dans ce cas de figure, c’est la force du parti qui sera mise à mal, donc, le poids politique de cette formation créée par le défunt cheikh Nahnah qui sera, du moins, écartée des calculs du pouvoir et même de l’opposition.

Une saignée au sein du MSP profitera, inéluctablement, au TAJ d’Amar Ghoul qui reste aux aguets pour « repêcher » toute défection au sein de son ancienne formation.

 


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