Plusieurs sommets, conférences et festivités destinés à la propagande externe ont été organisés par Rabat au niveau local, comme à l’international, depuis le début de l’année, dans le but évident de donner une image nouvelle de sa gestion du dossier Sahara occidental, dernier espace géographique encore sous domination. 

La diplomatie du chéquier ne connaît pas de limites. Preuve en est, la compromission du chef de gouvernement dans des entourloupes qui risquent de lui coûter cher en Espagne. Il en est de même pour l’ambassadeur espagnol à Rabat. D’après le journal « Larazon », l’ambassade d’Espagne au Maroc a annulé à la dernière minute une fête à l’occasion de la visite reportée du ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares à Rabat, un événement qui n’a pas d’ailleurs laissé indifférent le Parlement espagnol qui a demandé des explications au gouvernement Sanchez. La coalition « Compromís » au parlement espagnol a fait savoir que l’ambassade d’Espagne au Maroc s’apprêtait à recevoir quelque 1500 personnes a l’occasion du voyage que devait effectuer Albares à Rabat le 1er avril dernier ; le pouvoir exécutif a refusé de répondre aux questions liées au sort des dépenses destinées à l’organisation de ladite fête. Un député du Compromís a en effet interrogé le gouvernement sur la partie qui a financé cette fête et s’il ne s’agissait pas de l’argent public.

Avec l’approche de l’été, il n’est qu’observer les milliers de journalistes, politiciens et eurodéputés qui atterrissent dans les aéroports marocains en vacances pour engager une réflexion sur les compromissions qui se nouent à l’étranger et se finalisent sur le sol marocain.  

Dernier acte dans la série, la conférence dans les territoires occupés de Laâyoune, où les participants appellent à reconnaître la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, avec des participants gavés de longue date des bienfaits de la villégiature au Maroc. Sans s’appesantir outre-mesure sur le contenu de chaque événement, il serait judicieux de voir combien ça coûte et d’où vient le financement pour un pays dont le gouvernement en pré-faillite et enlisé dans ses petits comptes d’épicier du coin. Des milliards de dollars sont également transférés vers les banques africaines pour des opérations de séduction envers les pays les plus hostiles à la marocanité du Sahara occidental, comme l’Afrique du sud et le Nigeria.

Selon des données fiables et vérifiables, il existe 1500 hectares sont destinés pour la culture de cannabis dans la seule région du Rif marocain, ce qui en fait le plus gros producteur de cannabis au monde avec 47 000 tonnes de cannabis brut cultivés, notamment à Chefchaoun, El Hoceima et Taounata, dans le Rif, une des régions les plus pauvres dans tout le Maghreb arabe, une région qui n’a pas connu de développement notable depuis un siècle. 

Rien qu’au Rif aussi, plus de 800 000 exploitants agricoles vivent de la seule culture du cannabis et font tourner la machine de cette grosse production, qui, au final, ne bénéficie pas aux plus pauvres, qui bradent leur production pour survivre au profit de gros acheteurs, connus des services de renseignement marocain. Le cannabis rapporte « seulement » 200 millions de dollars aux paysans marocains, mais plus de 12 milliards de dollars aux trafiquants et « exportateurs », soit 50 fois plus que ceux qui le cultivent, le sèchent et le travaillent. 

Les bénéfices tirées chemin faisant entre exploitants agricoles et gros « exportateurs » génèrent des milliards d’euros, dont une partie est prélevée par les « caisses noires », un fonds étatique ultra secret destiné aux menées parapolitiques et paradiplomatiques dans le monde occidental, une sorte d’outil de propagande pro-marocain très efficace, mais légalement anticonstitutionnelle, criminel et au final dangereux, et sur lequel l’Occident maintient les yeux hermétiquement fermés.