Un total de 31 nouvelles unités de production pharmaceutique a été créé au niveau national en 2021, portant le nombre global des unités en activité à 193, a indiqué mardi à Alger le ministre de l’Industrie pharmaceutique Djamel Abderrahmane Lotfi Benbahmed.

S’exprimant sur les ondes de la Chaine III de la radio nationale, M. Benbahmed a fait savoir que le ministère de l’Industrie pharmaceutique a recensé, durant l’année écoulée, la création de 31 nouvelles unités de production qualifiant ce chiffre de « très important dans un laps de temps très court ».

De plus, le ministre a fait savoir que le secteur comptabilisait 890 distributeurs et que, dans le cadre de l’assainissement du secteur, 286 opérateurs ont reçu leurs nouveaux agréments dont une centaine d’agréments d’importation, a fait savoir M. Benbahmed.

Par ailleurs, le ministre a annoncé le lancement, en juin prochain, d’une campagne de communication et de sensibilisation autour de la qualité des produits pharmaceutiques nationaux visant le grand public mais aussi les prescripteurs et les patients.

Interrogé sur la qualité des produits pharmaceutiques locaux, le ministre a soutenu que ces produits sont « de qualité » et que les matières premières importées pour leur fabrication obéissent à des normes internationales.

« Le travail d’industrialisation et le travail réglementaire ont été faits. il reste à œuvrer à la sensibilisation et à impliquer nos prescripteurs et nos patients concernant les produits nationaux de qualité qui sont aux meilleurs standards internationaux », a-t-il estimé.

Concernant la disponibilité des médicaments au niveau national, M. Benbahmed a estimé que le manque enregistré sur certains produits est « tout à fait normal », citant l’exemple de l’Union européenne qui enregistre un manque de disponibilité de plus de 200 produits.

« La liste des produits indisponibles change régulièrement, on peut dire qu’il y a un nombre constant compris entre 20 et 30 produits qui manquent régulièrement sur le marché national », a-t-il fait savoir.

Le ministre a fait observer que certains patients cherchent parfois une marque bien précise alors que huit génériques sont disponibles pour le même médicament.

70 laboratoires nationaux seront présents à la foire de Dakar  

Par ailleurs, le ministre a fait savoir que 70 laboratoires nationaux voulant exporter seront présents lors de la foire du médicament algérien à Dakar, du 17 au 19 mai. De plus, des accords seront signés entre les deux pays mais aussi entre les opérateurs économiques algériens et africains, a-t-il annoncé.

Lors de cette manifestation, l’ensemble des plateformes de la région en Afrique de l’Ouest, notamment celles organisées au sein de l’association africaine d’achat des médicaments essentiels seront présents, a souligné M. Benbahmed, annonçant aussi la signature de contrats entre plusieurs opérateurs algériens et des plateformes de distribution locales.

Par ailleurs, M. Benbahmed évoqué l’activité des laboratoires étrangers en Algérie, assurant que le pays continuera à collaborer avec « l’ensemble des laboratoires qui veulent garder des parts de marché en Algérie dans une relation gagnant-gagnant ».

« Nous refusons d’être des comptoirs coloniaux, nous sommes des partenaires à part entière, nous voulons des produits de qualité au prix juste et des engagements dans la production nationale comme cela est fait à travers le monde », a-t-il affirmé, ajoutant qu’une nouvelle législation sera mise en place pour sanctionner « les producteurs qui n’auront pas respecté leurs engagements », et ce, à travers des sanctions financières qui seront prévues par cette future législation.