Salaires des ministres et députés : Zoubida Assoul promet un procès public à Benzaïm

Les « divulgations » du sénateur Abdelouahab Benzaim concernant les salaires et les retraites des ministres et des députés ont soulevé des vagues de polémiques. Dernière en date, la réaction aujourd’hui, de Zoubida Assoul, figure de proue de l’opposition politique, qui s’est sentie visée par les divulgations.

Le sénateur FLN, Abdelouahab Benzaim, qui intervenait sur une télévision privée, a révélé le salaire et la retraite que perçoivent les ministres et les députés. Il y avait notamment fait savoir que «si un responsable se fait limoger ou s’il démissionne par sa propre volonté et même dans le cas de décès, il touchera toujours un salaire à vie ». Actuellement, « un ministre gagne 30 millions de centimes par mois ». Sans travailler.

«Même s’il travaille pendant un an (01) ou deux (02), le ministre bénéficiera d’une retraite proportionnelle. C’est ce que stipule la loi 83 », explique-t-il ajoutant que la loi permet à tout ancien ministre algérien de toucher «25% ou 30% de son salaire précédent (…) Cette règle s’applique à tous les ministres, les secrétaires généraux des ministères, les walis, les ambassadeurs et tous les autres cadres», précise-t-il.

Aussi, « dans le cas où un ministre quitte son poste après avoir travaillé pendant deux ans, 30% de son salaire perçu durant les 24 mois de son travail sera versé sur son compte au tout premier mois de sa retraite (…) et une fois retraité, le député qui gagnait 30 millions de centimes par mois, touchera 11 millions de centimes mensuellement à vie », révèle-t-il. « Quelle que soit la durée de son mandat », a conclu le sénateur Benzaim à la fin.

Le chapitre de ses révélations « impliquant » Mme Assoul concerne les salaires perçus à ce jour par les anciens parlementaires du CNT, qui n’ont jamais été ni élus ni méritants, mais choisi par le pouvoir du moment. Assoul, figure de l’opposition doit avoir ressenti la pique. Le soir même des annonces tonitruantes de Benzaïm, les réseaux sociaux se sont donné le mot pour dénigrer « ces rentiers qui font de la résistance contre un Etat dont ils tirent le maximum de profits ».

   Aussi, aujourd’hui, c’est une Zoubida Assoul en colère que nous avions rencontré et qui jurent par tous les saints qu’elle trainera Benzaïm devant les tribunaux pour diffamation.