Soutenu par le froid américain, le pétrole à un sommet en plus d'un an
Forage d'un puits de pétrole

Les cours du pétrole sont montés mercredi, le Brent atteignant un sommet depuis plus d’un an, soutenus par un environnement favorable pour les prix et des perturbations de l’offre américaine du fait d’une vague de froid historique dans le pays.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a pris 1,56% ou 99 cents à Londres, finissant à 64,34 dollars, un prix de clôture plus vu depuis janvier 2020.
Le baril américain de WTI pour le mois de mars a avancé dans le même temps de 1,82% ou 1,09 dollar à 61,14 dollars, lui aussi au plus haut en un peu plus d’un an. « Les conditions météorologiques extrêmes aux États-Unis restent au centre de l’attention » des marchés du brut, ont souligné les analystes de JBC.

Une vague de froid frappe en ce moment le sud du pays – le thermomètre étant tombé mardi jusqu’à -12 degrés Celsius à Austin, la capitale du Texas – et perturbe la production d’or noir du fait de la mise à l’arrêt de certains puits, de coupures de courant et de perturbation des transports.

Cette situation « augmente la demande d’énergie et dans le même temps perturbe l’approvisionnement dans les principales régions productrices« , a expliqué Stephen Innes, d’Axi, un cocktail parfait pour entraîner la hausse des cours.

Carsten Fritsch, de Commerzbank, avance un volume de « plus de 2 millions de barils quotidiens bloqués, en particulier au Texas, qui est de loin le plus grand État (américain) producteur de pétrole« .

Cet événement ajoute à l’environnement haussier des cours de brut, en convalescence depuis l’annonce des premiers vaccins contre le Covid-19 début novembre et qui ont accéléré depuis le début d’année notamment grâce au maintien du contrôle de la production par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés de l’OPEP+. « L’attention se portera bientôt sur la réunion de l’OPEP+ qui aura lieu début mars. Il faudra que le groupe continue à présenter un front uni et discipliné« , a conclu M. Innes.

La publication hebdomadaire sur l’état des stocks de brut aux États-Unis par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), habituellement diffusée le mercredi, a par ailleurs été décalée d’une journée en raison du lundi férié aux États-Unis à l’occasion de « President’s Day« . Les analystes s’attendent à un recul des réserves américaines de brut.Ce matin vers 6h30 Gmt, le baril de Brent a dépassé les 65 dollars à 65,13 dollars soit une hausse de 0,79% par rapport à la clôture d’hiers