Grâce présidentielle: 11.896 prisonniers concernés

Avec le retour d’Allemagne du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le compte à rebours a commencé. Sans rien attendre, Tebboune a entrepris de larges consultations politiques avec les partenaires, en commençant non plus cette fois-ci par les partis dits nationalistes, ou du soutien présidentiel, mais par les partis d’opposition, islamistes ou démocrates. Une première en soi !

Des sources sûres ont déclaré que le président Tebboune pourrait prendre la décision de dissoudre le Parlement dans les prochains jours, et adopter le projet de loi électorale par décret présidentiel et non pas par le recours aux deux Chambres du Parlement. Toutefois, nous n’avons pas pu confirmer cette information par une source officielle.

Les consultations en cours avec les partis politiques ont permis à Tebboune d’avoir plusieurs sons de cloche, de dégager les revendications consensuelles de toute la classe politique, en plus des dossiers que ses propres services lui ont permis de consulter pour prises de décision. 

Parmi les doléances qui ont formé un large consensus, la nécessité d’opérer un changement dans la ligne de conduite du gouvernement et d’aller vers des mesures d’apaisement urgentes. Pour le gouvernement, les changements étaient déjà dans l’air du temps, et Tebboune, avant son second périple en Allemagne, avait lancé une phrase lourde de sens : « le gouvernement alterne le bob et le mauvais ». Phrase qui avait été décodée en son temps comme un signe de désapprobation de se qui se passait au sein l’Exécutif : cafouillage, cacophonie, empiètement sur les plates-bandes d’autres secteurs, piques par médias interposés, etc. Autant de signaux négatifs qui, en même temps, faisait retarder l’échéance de la « Nouvelle Algérie » et faisaient grincer le citoyen des dents. 

Hormis quelques avancées palpables au plan administratif, avec un allègement et une facilitation des documents, dans le cadre de la guerre contre la bureaucratie, le citoyen se bat toujours contre la cherté de la vie, la baisse drastique de son pouvoir d’achat et les petites misères de la vie quotidienne. 

De ce fait, Tebboune, à l’occasion du deuxième anniversaire du « hirak », dont se réclame le président lui-même, il est fort attendu que des décisions importantes soient prises dans le courant de la semaine. D’autant que nos sources affirment le Président n’est pas satisfait de la manière dont son programme a été mis en œuvre et qu’il souhaite le remettre sur rails sans délai.

On s’attend à ce que certaines décisions, y compris la décision de dissoudre le Parlement, soient annoncées avant la fin de cette semaine, d’autant plus que le Parlement actuel fait l’objet de mécontentement de la majorité des Algériens, et que la majorité exige qu’il soit dissous sans plus tarder.