Justice: Ouyahia entendu dans l'affaire SOVAC

Le procès en appel des deux anciens premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, dans le dossier du montage automobile et de l’affaire du financement occulte de la campagne électorale pour le 5e mandat avorté, s’est ouvert, ce samedi, à la Cour d’Alger, après son report, le 26 décembre dernier, à la demande de la défense.

    Ce procès en appel intervient après l’acceptation de la Cour suprême du pourvoi en cassation, interjeté par la défense. Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal avaient respectivement été condamnés à 15 et 12 ans de prison. Dans la même affaire sont également poursuivis l’ancien patron du FCE, Ali Haddad, Hassane  Larbaoui et Ahmed Mazouz condamnés à 4 ans de prison ferme, alors que Mohamed Baïri a écopé de 3 ans de prison. L’ancienne wali de Boumerdès, Nouria Yamina Zerhouni, est quant à elle condamnée à 2 ans de prison.

   Mais ce n’est pas tant le procès concernant les marchés automobile, la fausse industrie et la « logique des clans » qui prévalaient et qui avaient disqualifié des capitaines d’industrie comme Rebrab et Achaïbou, qui a capté l’attention des magistrats et des journalistes qui avaient les yeux scotchés sur l’intervention par vidéoconférence d’Ouyahia mais bien une autre affaire.

   Ainsi selon l’inamovible ancien Premier ministre, l’ancien président recevait des « royalties » de la part des émirs et des princes du Golfe, qu’il mettait sur le marché noir pour en tirer la contrepartie en argent liquide. Ahmed Ouyahia est catégorique : « J’ai vendu au marché noir 60 lingots et pièces d’or remis en cadeau à la présidence par les princes de 4 pays du Golfe, et j’ai pu en tirer sur le marché parallèle pour 350 millions de dinars ».