Les « geeks » du Mossad au service du roi du Maroc: « l’Unité 8200 » entre en jeu…

Le Maroc cherche à gagner sa guerre médiatique par tous les moyens. Il aura tout essayé : corruption des journalistes occidentaux (payés à 6000 euros/pièce, réalité divulguée par Wikileaks), d’eurodéputés et de diplomates en poste, travestissement des réalités sahraouies, médiamensonges, etc. Mais depuis la normalisation avec Israël, il est passé à la vitesse supérieure. Désormais, il bénéficie des réseaux hyperdangereux des « geeks » de Tsahal.

Il s’agit d’une superstructure rattachée au Mossad ; en complément des interceptions des signaux électromagnétiques, l’Unité 8200 a développé depuis deux décennies une expertise de très haut niveau en matière de cyberattaques. L’homme à l’origine du développement de l’appareil israélien de cyberguerre est le général Amos Yadlin, qui a dirigé « Aman » entre 2005 et 2010. Il est particulièrement célèbre pour avoir été l’un des pilotes de l’opération Opéra au cours de laquelle le réacteur nucléaire irakien d’Osirak a été détruit. Selon lui, il n’y a aucun doute : « Les combats dans la dimension cybernétique sont aussi importants que l’introduction de l’arme aérienne au début du XXe siècle. »

Le général Amos Yadlin considère que les héros des guerres futures d’Israël ne seront pas des pilotes de F-16, des chefs de chars ou des commandos parachutistes. Ce seront des geeks technophiles, des « accros » du web et du high-tech issus des meilleures universités techniques israéliennes.

Parmi les jeunes Israéliens en âge d’effectuer leur service national, Tsahal recrute ceux qui présentent de fortes aptitudes à la programmation et à l’algorithmique ; ils intègrent alors rapidement la prestigieuse Unité 8200 au sein de laquelle ils vont servir leur pays, poursuivre leur formation initiale et développer leurs qualités créatives dans le secteur du numérique militaire. Ainsi, l’Unité 8200 attire les esprits les plus brillants et les plus créatifs, donnant une longueur d’avance à Tsahal sur ces nombreux adversaires.

L’Unité 8200 utilise désormais les techniques en vogue chez Google, Microsoft ou d’autres grands noms de la haute technologie pour stimuler l’imagination et l’innovation parmi ses jeunes recrues. Des groupes d’une trentaine de soldats divisés en équipes de travail ont une semaine pour proposer un projet qui sera ensuite adopté ou abandonné selon son intérêt.

Ces équipes doivent trouver chacune une idée le premier jour. Durant la deuxième et la troisième journée, l’idée doit être modélisée. Au cours du quatrième jour débute la préparation de la présentation de l’ensemble du projet. Le lendemain, il est soumis aux officiers, mais aussi à d’éventuels partenaires et investisseurs privés d’entreprises d’armement. Depuis trois ans, dix sessions ont été organisées. Plus de quatre-vingts idées ont émergé. Dix ont été retenues et cinq autres ont permis de procéder à des modifications dans la technologie utilisée par l’Unité 8200. Elle s’est également inspirée du modèle Facebook en créant une plate-forme d’échanges internes de données inspirée par le modèle du réseau social.

Une fois démobilisés, ces génies de l’informatique deviennent créateurs de start-up, souvent liées aux domaines de la sécurité, de la surveillance automatisée, de la reconnaissance biométrique ou de la collecte d’information pour des applications d’intelligence économique. En clair, ils demeurent toujours au service du Mossad, comme les géants israéliens Israel Aerospace Industries, Elbit et Mer, qui ont réussi à décrocher le contrat de protection périmétrique de la Minusma, au Mali, tout en donnant des informations confidentielles récoltés au Nord-Mali sur tout l’Azawad et les pays voisins.

Les compétences acquises au sein de l’Unité 8200 se diffusent alors naturellement vers les sphères civiles et l’innovation émerge à l’interface des domaines civils et militaires (1) ».

C’est certainement dans ce sillage qu’il faut inscrire les cyberattaques marocaines qui ont visé des institutions algériennes et des médias privées.