Procès en appel des frères Kouninef: Quand les milliards coulaient à flots…
Ancienne photo représentant les frères Kouninef

On aura beaucoup entendu et beaucoup appris aujourd’hui, sur le mode de fonctionnement de la « Planète Boutef ». Tout, pratiquement tout était réglé sur le mode « connivence » et « complaisance ». Le matelas financier était « pais » et on se permettait toutes les fantaisies, mais toujours au préjudice du Trésor public et du développement réel du pays.

Le procès est intervenu après que les accusés dans l’affaire ont fait appel des jugements primaires rendus par le tribunal de Sidi M’hamed. Reda Kouninef, avait été condamné à 16 ans de prison et à une amende de 8 millions de dinars algériens, Tariq Kouninef à 15 ans de prison et une amende de 8 millions de dinars et une amende, tandis qu’Abdelkader Kouninef a été condamné à 12 ans de prison.

Le tribunal a prononcé une peine de 20 ans d’emprisonnement contre Souad Kouninef et une amende de 8 millions d’euros avec un mandat d’arrêt contre elle. Quant à Kaddour Bentahar, le directeur de la société CouGC, il avait été condamné à 8 ans de prison. Le tribunal avait également décidé la confiscation de tous les biens et propriétés immobilières en tant que droits de concession, avec la confiscation des biens et des biens immobiliers enregistrés au nom de la personne morale.

Réda Kouninef, qui donnait l’image d’être le chef de la fratrie, après permission du juge, s’exprima ainsi : « Permettez-moi de parler en français, j’ai été poursuivi en tant que dirigeant de la société, or je ne le suis pas, j’étais actionnaire seulement dans 6 sociétés sur les 46 mentionnées dans le dossier ».

La suite a été ébouriffante, tant les milliards ne se comptaient pas entre les mains de ce « clan ». Jugez-en de la teneur des échanges de ce procès qui promet de débusquer bien des lièvres

L’accusé: Je veux expliquer que par deux fois dans ma vie je me suis retrouvé poursuivi sur la base d’informations qui étaient erronées. Nous avons acheté Courgal dans le cadre d’une privatisation. J’ai passé le contrat de renouvellement, et passé sur un autre dossier en 2009, une annexe d’activité dans le port.

Juge: Vous parlez de KouGC qui est dirigé par Bentahar.

L’accusé Reda: Je ne parle pas de Kurgal.

Le Juge: Qui vous a donné?

-: Nous l’avons acheté.

-Combien?

– 420 milliards de centimes dans le cadre d’un appel d’offres.

– Dans la concession portuaire, vous avez été suivi sur la base des raisons pour lesquelles vous avez demandé 4 hectares et pris 700 hectares.

-Le projet Nitris, nous avons demandé 1000 hectares.

-C’est 7000 mètres carrés, ce terrain dans le port d’Algérie.

– Qui a le droit à la concession et sur quelle base était-ce? Comment Bentaher pouvait-il vous mener en bateau, je pense que vous êtes le chef?

-Ils ne peuvent pas diriger une entreprise qui emploie 3000 personnes et je ne peux pas tout voir.

-CouGC a acquis Corgal sur une base consensuelle?

– Non, mais c’était par le biais d’un appel d’offres, et 7 entreprises y ont participé, et nous avons remporté l’appel d’offres. Nous avons hérité de l’entreprise de mon défunt père en 2003.

-Le projet de ralliement entre Ain Ouassara et Guelma, qui en était le gestionnaire ?

-Je ne m’en souviens plus…

-Et la société du métro d’Alger et la direction générale du transport par pipeline, Hassi R’mel?

-…

-Vous aviez eu un prêt de 1000 milliards de centimes pour le projet du parc en 2016?

– Personnellement, je n’ai pas pris

– Vous avez pris un projet à Tamanrasset?

– Il y a aussi un prêt de 2500 milliards de centimes?

– il n’y a pas.

Pour information, le taux d’avancement de Ain et Sarah était de 0,24% de réussite, et a Ksar Al-Bukhari il était de 11,5.