Mouvements de l’Azawad MNLA-HCUA-MAA : « Ne touchez pas aux accords d’Alger ! »

Alors que Bamako serait tenté par une « révision » des accords d’Alger, les mouvements de l’Azawad, très influents, voire hégémoniques dans le Nord-Mali, principalement le trio MNLA-HCUA-MAA disent non. Ces accords, qui prévoit une meilleure représentativité des populations du nord du pays et de désarmer les mouvements d’ex-rebelles ou loyalistes afin de les intégrer à l’armée pour mettre fin aux tensions qui couvent dans ces régions, font du sur place depuis près de cinq ans. On sait que le président déchu, IBK, tergiversait pour asseoir son autorité sur le Nord-Mali ; on sait aussi que les militaires, depuis l’avènement d’Assimi Goïta, essayent de revoir « à la baisse » les prétentions des populations du nord, puisque, disent-ils, « les accords ont été signé alors que l’armée malienne avait était « à terre »

Mais depuis peu, les signataires de l’accord ont réaffirmé leur souhait de voir cet accord érigé en priorité : « Il reste maintenant bien sûr à attendre que le gouvernement soit prêt pour qu’on puisse avoir plus de visibilité par rapport au cadre qui sera chargé de la mise en œuvre de l’accord. »

L’entrée des mouvements armées dans l’équipe gouvernementale de Transition n’aura probablement pas atténué leur raideur dans la mise en œuvre de l’Accord issu du processus d’Alger. Alors que la relecture dudit accord surplombe les recommandations du Dialogue National ainsi que la feuille de route de Transition, le principal mouvement signataire ne veut apparemment rien n’entendre. Pour la CMA, en effet, une ouverture du gouvernement n’est nullement synonyme de renoncement aux engagements passés avec les autorités maliennes et consignés dans l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.

 Le trio MNLA-HCUA-MAA l’a fait savoir dans un communiqué consécutif à la la formation du gouvernement. Tout en se félicitant de la présence dans l’équipe de Transition de représentants de toutes les parties signataires de l’Accord, il a insisté sur son application intégrale qui a toujours été une équation insoluble pour le régime défunt.

 Autant dire que la transition militaire risque d’être confrontée au même obstacle ayant contribué quelque part au départ d’IBK.