La famille de l’Algérien tué à Pantin en colère

La famille du jeune homme assassiné à l’arme blanche le 21 septembre dernier à Pantin-Aubervilliers ne cache plus son courroux. Et pour cause, l’acte de décès de leur fils Rabia Hassan, âgé de 32 ans et père de 3 enfants ne leur est pas encore délivré alors que l’opération d’identification a été menée à son terme.

«   Pour sa mairie de naissance, mon fils est toujours vivant, puisque, on a pas encore établi un certificat de décès » déclare à l’Express Dz, la mère de la victime. Les membres de la famille de la victime aussi bien ceux qui sont installés en France que ceux qui sont ici en Algérie exigent que la justice soit faite  et que  la police judiciaire et le procureur agissent  rapidement  pour  rétablir les droits les plus élémentaires de la victime.

 Que cache le retard ou le refus de l’établissement d’un certificat de décès en bonne et due forme ?  Que cache le flou caractérisant le permis d’inhumer délivré ? Beaucoup d’interrogations sont soulevées par  la famille  de la victime qui  n’arrive pas à faire son deuil avec cette situation kafkaïenne.

«  La situation sanitaire et la fermeture des frontières nous empêche de nous rendre en France, on suit d’ici l’évolution de cette affaire qui ne fait qu’accentuer davantage notre douleur »  déclare avec beaucoup de douleur la mère du disparu. Pour faire entendre leur voix, la famille a décidé d’observer demain devant le parquet de Bobigny un sit-in pour accélérer la procédure de délivrance de tous les papiers nécessaires en ce genre de situation.

A noter que la presse française a parlé largement de ce crime qui a eu lieu précisément, entre Pantin et Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), dans le quartier des Quatre-Chemins. Une enquête pour homicide et violences volontaires par arme blanche a été ouverte et trois suspects ont été placés en garde à vue.