Deux soldats français tués à Tessalit, au Nord-Mali: AQMI et « Nosrat al islam » revendiquent l’attentat
AQMI et Nosrat Al islam

Un communiqué de l’Élysée a annoncé samedi 5 septembre, en fin d’après-midi, que deux soldats de la force française Barkhane au Sahel, du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, ont été tués en opération à Tessalit, au Nord-Mali, par l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED) au passage de leur véhicule blindé.

 « Le Président de la République a appris avec une très vive émotion la mort de deux militaires français, après la destruction de leur véhicule blindé par un engin explosif improvisé, ce matin (samedi 5 septembre, ndlr) lors d’une opération dans la région de Tessalit au Mali », a indiqué la présidence française dans un communiqué, ajoutant qu’un troisième militaire avait été blessé dans l’explosion.

« Le Président de la République s’incline avec un profond respect devant le sacrifice de ces soldats du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, morts pour la France dans l’accomplissement de leur mission contre le terrorisme au Sahel », a ajouté l’Élysée qui, à la demande de la famille, n’a pas publié le nom de l’un des deux militaires tués.

Le même jour, en fin d’après-midi, un communiqué publié par l’agence d’information « Thabat » (résistance), proche d’Al Qaïda, dit que l’attentat, perpétré à Tessalit, dans la région de Kidal, au Nord-Mali, est le fait de « Nosrat al islam wal muslimin », un agrégat de quatre groupes djihadistes activant sous le commandement honorifique de Iyad Ag Ghali, mais sous le drapeau opérationnel d’Al Qaïda au Maghreb.

Pour rappel, le groupe dit « Nosrat al islam wal muslimin », créé le 1er mars 2017, est la fusion d’Aqmi, « Al-Mourabitoune », « Mouvement Macina », d’Amadou Kouffa et de Ansar-Eddine d’Iyad Ag Ghali, élu chef emblématique de cette alliance parce qu’il est l’enfant du pays.

L’opération Barkhane compte autour de 5100 soldats. Au total, 45 soldats français sont morts au combat dans les opérations Serval (2013) et Barkhane (depuis 2014), selon l’état-major. Un décompte qui ne prend pas en ligne de compte les soldats morts dans des accidents.