Ouverture des archives sur les disparus de la guerre d’Algérie : l’armée française frileuse

En dépit des promesses et des assurances du président d’Emmanuel Macron pour le règlement apaisé de la question mémorielle entre l’Algérie et la France, l’accès aux archives des disparus civils et militaires de la guerre d’Algérie est objet de veto de la part de l’armée française, c’est ce que relève le journal le Monde dans son édition d’aujourd’hui dans un article intitulé  «L’affaire Audin, la mémoire et l’honneur».

« L’armée française est plutôt hostile à l’ouverture des archives sur tous les disparus de la guerre d’Algérie, français et algériens, civils et militaires contrairement aux recommandations d’Emmanuel Macron » indique, en effet, le journal.

C’est le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), selon Le Monde qui, en se référant à une « instruction générale interministérielle (IGI) datant de 2011, qui décrète que tout document frappé d’un tampon «secret-défense» doit être soumis à une demande de levée de ce secret, document par document », a refusé de déclassifier totalement ces archives

« Le risque terroriste » est invoqué comme argument majeur pour expliquer ce refus de décalcification totale de ces archives.