Presse : Le procureur requiert 4 ans de prison contre Khaled Drareni

Cela fait cent jours depuis que le journaliste Khaled Drareni est incarcéré et son sort reste toujours inconnu. Le 27 mai dernier, la chambre d’accusation de la cour d’Alger a, pour rappel, rejeté la demande de libération provisoire introduite par ses avocats.

Beaucoup sont ceux qui s’étaient attendus à sa libération à l’occasion du 58ème anniversaire de l’indépendance, dans le cadre des mesures de grâce présidentielles, mais contre toute attente, alors que beaucoup de militants du Hirak ont bénéficié d’une remise en liberté provisoire, lui est maintenu en détention .

Renvoyée hier lundi devant le tribunal correctionnel, son affaire remonte au 7 mars dernier où il filmait pour le compte de TV5 Monde une manifestation du hirak. Arrêté en compagnie d’autres activistes, Il est accusé de « d’incitation à attroupement non armé » et d’« atteinte à l’intégrité du territoire national ».

Djezzy Binatna

Incarcéré d’abord à la prison d’El Harrach puis transféré au centre pénitencier d’El  Koléa, Khaled Drareni a bénéficié d’un soutien massif aussi bien national qu’international. En effet, pour beaucoup, c’est un journaliste qui faisait son travail sans plus et qui ne mérite pas la prison. 

 « Il n’a  pas commis un seul délit dans le code pénal algérien. C’est un journaliste qui faisait son travail. On lui reproche d’avoir filmé la marche du 7 mars » a déclaré, à ce sujet, Me Mustapha Bouchachi, l’un de ses avocats Me Mustapha.

Serait-il libéré dans les prochains jours comme le prétendent certains ? En tout cas c’est ce que laisse augurer la tendance à l’apaisement prise, ces derniers jours, par les autorités du pays. Le président Abdelmadjid Tebboune a d’ailleurs fait savoir lors de son passage sur France 24 que le pays s’achemine vers un « climat beaucoup plus apaisé »