L’Algérie sur le point de disposer de son usine de montage d’hélicoptères

L’Algérie s’apprête à réceptionner une usine de montage d’hélicoptères sise dans la wilaya de Sétif à l’Est du pays. En effet les travaux de construction de l’usine de montage d’hélicoptères Leonardo connaissent une accélération depuis quelques mois.

Situé à côté de la base aérienne et académie d’hélicoptères d’Ain Arnat. Le site comprend une chaîne de montage, un centre de maintenance et de révision des aéronefs et un centre de formation pour hélicoptères AW139/AW149/AW169/AW101.

Djezzy Binatna

C’est le grand bureau d’études italien Incide qui s’est occupé de l’étude du projet. Le contrat a été signé en 2018 mais les travaux ont débuté cette année.

Selon nos informations les premiers hélicoptères sortiront des lignes de montage vers 2022.

Le site comprend 11 bâtiments avec différentes utilisations et tailles; du centre de montage et de maintenance, aux bâtiments de formation des pilotes, aux bâtiments administratifs, de garde et de service.

En 2019, le MDN et algéro-italienne “Leonardo Hélicoptères-SPA/Algérie”, avaient signé un pacte pour la création du projet Usine d’hélicoptères. Cette signature avait donné lieu à une cérémonie officielle présidée par le secrétaire général du ministère de le Défense nationale, le général-major Abdelhamid Ghriss, et le général de corps d’Armée, Nicolo Falsaperna, secrétaire général du ministère de la Défense italienne, et directeur national de l’Armement.

“Cette société est issue d’un partenariat entre l’Etablissement de développement de l’industrie aéronautique (EDIA) relevant de la Direction des fabrications militaires du ministère de la Défense nationale et les compagnies LEONARDO-INTERNATIONAL et LEONARDO Hélicoptères suite au protocole d’accord de partenariat industriel et commercial signé le 11 août 2016, portant production d’hélicoptères de marque Agusta-Westland sur le site d’Aïn Arnat, wilaya de Sétif”.

Cette société “est dédiée à la fabrication d’hélicoptères légers et moyens pour divers usages, parmi lesquels le transport de personnels et cargo, l’évacuation sanitaire, la surveillance et le contrôle, selon un plan de charges qui prévoit l’exportation à l’étranger”.

Ladite société “bénéficiera, dès son lancement, d’un réseau de distribution local et international et d’un service après-vente incluant l’ensemble des échelons de réparation et de service après-vente garantissant les différents échelons de réparation et son propre système de formation et de qualification pour ses propres besoins et ceux des clients”.

L’usine “qui emploiera 300 personnes hautement qualifiées, fabriquera 100 appareils sur les 10 prochaines années, dont une partie sera destinée à l’exportation”, avait précisé à l’époque, le directeur général de l’Etablissement de développement de l’industrie aéronautique (EDIA) relevant de la Direction des fabrications militaires du ministère de la Défense nationale, le général Belhadj Mouloud.