L’ouvrage polémique de Ahmed Benssada continue à secouer le landerneau politique et éditorial algérien. Addi Lahouari , l’une des personnalités incriminées dans cet ouvrage a fait savoir dans un entretien qu’il a accordé au quotidien Reporters qu’il déposerait plainte contre l’auteur et la maison d’édition dès que les conditions politiques du pays s’éclairciront.

Edité par l’édition APIC, ce livre-enquête de 136 pages préfacé Majed Nehmé , directeur du magazine Afrique Asie, et postfacé par Richard Labévière,rédacteur en chef du site Prochetmoyen-orient.ch, cet ouvrage a comme principales cibles Mustapha Bouchachi, Lahouari Addi, Zoubida Assoul, Karim Tabbou et Hakim Addad du RAJ, se veut un éclairage sur les dessous du Hirak algérien et une mise à nu des « tentatives de certains agitateurs professionnels pour récupérer ce soulèvement populaire et patriotique en vue de le dévier de sa trajectoire et de le mettre au service d’un plan étranger inavoué car inavouable ». 

L’auteur qui défend la thèse que le hirak authentique est fini et qu’un faux hirak a pris le relais, accusent ouvertement certaines figures du mouvement populaire de collusion avec des ONG occidentales et d’accointance avec la « nébuleuse islamiste, survivance du FIS interdit, qui a du sang algérien sur les mains » avec comme objectif non avoué, de déstabiliser le pays  et de favoriser le retour sur la scène de l’islam politique.

Ce livre vendu actuellement en librairie en Algérie est l’objet d’une vive polémique. Il y a ses défenseurs qui le voient comme un travail de recherche solide et d’utilité publique et il y a ses détracteurs qui le jugent comme un pamphlet vindicatif dont le but est d’engager un faux débat.

Mais, c’est un fait le débat sur le hirak est désormais lancé, non par des politiques mais par des universitaires. Et ce débat, vu sa délicatesse et sa complexité va déborder inévitablement dans les prétoires comme vient de l’annoncer Lahouari Addi.