Pétrole : le Brent s'approche des 43 dollars

Les prix du pétrole amorçaient le dernier jour de la semaine en hausse, soutenus par le sérieux affiché par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sur fond d’optimisme côté demande.

Ce vendredi matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 42,78 dollars à Londres, en hausse de 3,06% par rapport à la clôture de jeudi.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de juillet gagnait 3,45%, à 40,18 dollars.

Les deux indices de référence se rapprochent de leurs niveaux du 8 juin, à 43,41 dollars le baril pour le Brent et 40,44 dollars pour celui de WTI, les plus hauts atteints depuis la forte chute des cours du début au mois de mars.

« La demande continue de montrer des signes d’amélioration tandis que les membres de l’Opep et leurs alliés se sont engagés à respecter leurs engagements en matière de réduction de l’offre », a résumé Fiona Cincotta, analyste.

Les 13 membres de l’organisation pétrolière et leurs 10 partenaires, dont la Russie, se sont retrouvés jeudi par webcams interposées pour une réunion du Comité de suivi de l’accord de l’Opep (JMMC) sur la réduction de leur production.

Ce comité est chargé d’évaluer « de près » tous les mois « les conditions du marché de l’énergie, les niveaux de production et de conformité » à l’accord en vigueur de la part de chacun des signataires et ce, jusqu’à la prochaine réunion ministérielle début décembre.

Dans ses conclusions publiées à l’issue de la réunion, l’organisation a « réitéré l’importance capitale que tous les pays participants atteignent 100% de leurs objectifs et compensent tout manquement aux mois de juillet, août et septembre ».

L’Irak et le Kazakhstan, qui font partie des mauvais élèves, ont déjà fourni à l’Opep « des calendriers de compensation », a-t-elle précisé.

« Et les autres retardataires comme le Nigeria et l’Angola ont jusqu’à lundi (22 juin) pour soumettre leurs propositions », a ajouté Helima Croft, analyste.

Les pays signataires de l’Opep+ se sont engagés en avril puis en juin à réduire leur production de 9,7 millions de barils par jour pendant trois mois, de mai à juillet.

De plus, la « solidité » des cours du brut, « contrairement à d’autres classes d’actifs, suggère que les prix sont soutenus par des acheteurs physiques, et non par des acheteurs spéculatifs » a indiqué Jeffrey Halley, analyste.

L’analyste ajoute que ce constat « est le bienvenu car il implique que la demande physique dans le monde entier se redresse, avec ses implications pour la croissance économique ».

Un temps sujet d’inquiétude, la Chine a affirmé jeudi que le regain de contaminations au coronavirus, notamment à Pékin, était « sous contrôle », écartant le risque d’une nouvelle propagation de la pandémie.